• S4 : un épisode au hasard

    S4 : un épisode au hasard

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Savez vous que les conseils municipaux continuent à se dérouler régulièrement ? La planète s'embrase, le soleil se lève et va se recoucher épuisé, la pluie tombe rageusement, des quartiers entiers sombrent en pays étrangers, mais,  mais, mais le cm continue à ronronner, gage de stabilité municipale, testée par les revolvers gitans, les feux de voiture de l'ouest, les caméras de surveillance défaillantes ou défaillies. C'est rassurant. Un peu, beaucoup, pas du tout ?

    Ce soir donc, voici le 35ème conseil municipal depuis les élections de 2014 où l'on parlera de sous, d'eau, de multimodale, d'école, de musée.

    On démarre sur les chapeaux de roue, 4 roues indépendants les unes des autres et on part dans tous les sens, juste avant de valider le rapport du cm précéden,t par un sujet qui n’est pas l’ordre du jour. L’aspirateur, dont on apprend, incidemment que les panneaux solaires qui recouvrent une partie du toit rapportent 30 000€/an à la ville. La Ste opposition déplore la disparition des expos, le coût total de la transformation en commissariat de police municipale (2M€dont 130 000€ pour les études préalables), la disparition d’un musée, la désacculturation de la population, espère que le maire reviendra sur cette décision « incongrue », etc... 

     

     Skoda à l'aspirateur, août 2016 : pas un chat !

    Réponse de la majorité : l’aspirateur n’est pas un musée. On optimise la ressource immobilière. L’art contemporain c’est compliqué, les gens n’y comprennent rien, on est obligé de le démystifier ( ?!) il est dans la rue d’ailleurs, etc…

    Horreur : le nom d’Athina Ioannou a encore été prononcé.

    Un peu d’ambiance ?

     

    Qu’as-tu fait jacques pour l’art contemporain ? - Ça ne m’intéresse pas, on se tourne vers l’avenir… - Oui mais qu’as-tu fais pour l’art contemporain – ça ne m’intéresse pas les polémiques, Je voudrais – ça fait dix ans tu n’as rien fait pour l’art contemporain, - non mais je voudrais parler de l’espace liberté, on est en train de travailler, peut être que vous ne le savez pas… - Siiii ! – en arrière plan on entend s’égosiller Ortiz : le musée d’art contemporain, la biennale… Et un peu Penet, inaudible. Dis le moi, ce que tu as fait pour l’art S4 : un épisode au hasard contemporain… - on est en train de parler de l’aspirateur on n’a rien fait - nos services sont en train de travailler sur des échanges de terrain, le parvis du théâtre.-  ça n’a rien à voir avec l’art contemporain ! Oui mais nous devons travailler ensemble dans l’intérêt de nos abonnés ( ?) - tu viens de te réveiller ,et tu dis maintenant que nous devons travailler ensemble,   La statue qui était à l’espace liberté, qu’en as-tu fait ? - Ortiz : mais le musée d’art contemporain -mais c’est pas un musée, c’est pas un musée, mais prenez le micro – mais laissez parler les gens – ortiz hurle toujours, - marc ortiz  calmez vous ! Prenez le micro, j’ignorais que l’art contemporain vous mettait dans un état pareil – mais vous ne laissez pas parlez les gens. Etc, etc, etc…

     

    Narbona Pulcherrima, qui regrette bien de ne pas pouvoir mettre ces échanges audios hilarants en ligne et  à qui on ne demande rien : ne me faites pas rigoler ! En attendant « le flot de visiteurs » qui se déversera au Muréna Narbo Via, en matière d’art contemporain, ceux qui s’y intéressent un peu ont arpenté l’aspirateur bien des fois ( à toutes les expositions) et plus d’une par exposition sans jamais croiser plus de 5 ou 6 visiteurs. C’est peut être triste mais c’est comme ça. C’est Carrefour qu’il faudrait ériger en lieu d’art contemporain. Et sur les propos tenus ce soir , il serait bon de commenter plus longuement la conception de l’art vu des deux côtés. Plus tard peut être.

    Durée de cette discussion quasi hystérique  : 30 minutes ! 

    S4 : un épisode au hasard On apprend entre autre art contemporain qu'une convention sera signée avec le GN qui verra la mise à disposition d'un mur qui servira a réaliser  du street art éphémère cet été dans le cadre des animations et évènements. Cool !! Parmi tous nos nouveaux petits migrants, il s’y trouvera bien un Basquiat pour faire la renommée de la ville ! 

    Las, on revient à l’ordre du jour

     

    Des sous ou le débat d’orientation budgétaire. Pour débattre ça a débattu. Guerroyé. Ferraillé. Insulté. C’est Bertrand Malquier, 1er adjoint,  qui a présenté les chiffres du budger, et Ortiz a posé des questions auxquelles il n’a pas eu de réponse. Il fut découvert qu’un document manquait, ce qui n’est pas conforme à la loi, d’où une longue discussion sur les délais de transmission des documents avant le conseil municipal.

    Résumé : il y a des sous à dépenser, des économies ont été réalisées, des dettes se résorbent tout doucement, et des emprunt sont certainement en cours d’engagement. La ville s’est mise sous tutelle de l’état en s’engageant à ne pas dépasser un certain seuil pour les dépenses de fonctionnement. Pas plus de 1,2% par an. Tout ça sera dans le journal, et en mairie, où vous pouvez demander le programme. Vous savez, vous qui lisez ce blog depuis le début qu’au-delà de 1000€ …

    Je vous passe les batailles de zizi du genre :  Ortiz : tu comprends rien ou quoi ? Malquier : tu es insultant là.

    C’était la troisième délibération à 1h40 du début du conseil

    Nous n’y avons rien compris. Une histoire de sophistes qu’on sait pas ce que ça veut dire sophiste. Nous sommes tout seul pour gérer nos 900 € de revenus mensuel. Sans sophiste ! L’opposition vote contre.

      

    Racing toujours fauché ? La délibération portant sur l’attribution d’une subvention exceptionnelle est supprimée. Le maire annonce qu’ une commission du racing, en réunion au même moment, vote une demande, ou un accord de subvention de 50 000€, ce qu’il nie formellement. Mystère.

     

    Multimodale : Il s’agit de bien comprendre les tenants et les aboutissants. On en parlera plus tard, à froid. Peut être. Les discours structurés et brillants, qu’ils viennent (surtout) de l’opposition, ou de la majorité, peuvent être vides et trompeurs. Le maire a décidé : nous ne répondrons pas à vos questions ( qui ont apparemment lieu en amont, lors de commissions). Qu’elles soient nôtres ou pas, les questions n’auront pas de réponse ce soir. Dispute entre maître Mouly et maître Yang, toujours faux découvreur de dossier face au public.

     

    La délibération 17, sur un avenant à la zac des collines de réveillon, se révèle liée à une création possible de 3 classes d’école. Tiens tiens ! Adrados monte au front. Nous ne nous y attarderons pas mais nous apprenons avec intérêt qu’il faut 4 à 5 ans pour que l’état français valide une demande de création d’école. Ce qui signifie que le projet d’école de Montplaisir acté au conseil municipal d’ octobre ou novembre 2013 aurait pu être accepté, ou refusé (vu l’emplacement en plus) cette année. Plus, en cas d’acceptation, d’ une année d’études, de concours d’obtention de marché public, de découvertes archéologiques,  etc..(2019). Il n’y a donc pas d’école. L’opposition s’abstient sur ce vote.

       

    S4 : un épisode au hasard

     

    L'eau : La compétence Gemapi, (Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations) passe de la commune à l’intercommunalité qui, d’après la ste opposition et si j’ai bien compris, permettra au Grand narbonne (sans Narbonne) de verser 390 000€ à la ville. Le Grand Narbonne qui a choisi la fiscalisation (what else) lors du dernier conseil communautaire, pourra financer les syndicats des eaux, chargés de :

    • Laisser plus d'espace à la rivière,
    • Ralentir les écoulements de la rivière,
    • Gérer l'eau par bassin versant.

      Là on songe aux Elfes de l’eau. Ou à Terry Prachett.  Si seulement ! Vote pour à l’unanimité

     

    S4 : un épisode au hasard

    Un projet oenotouristique au Capitoul  emporte l’adhésion générale. Du luxe pour dynamiser le tourisme. Pour les curieux, voir  ICI

    La révision de la carte scolaire est présentée clairement et professionnellement par Mr Alvarez. On apprécie cet élu qui s’intéresse à ses dossiers, en parle de façon calme, posée et nous fait participer à un réel effort de construction. Après tout, c’est un professeur dans la vie civile et qui gère une délégation plutôt sympa. En bref, une cantine dans chaque école pour éviter tous ces transports de gosses en bus à l’heure du déjeuner, des fusions de carte scolaires, des répartitions d’enfants au mieux.

     

     S4 : un épisode au hasard

     

    Allons directement au musée, présenté par le maire comme le musée des Archevêques de Narbonne (j’ignorais ce nom ) qui était le dernier point, et devait être le plus intéressant. Présenté en accéléré, en 2 minutes, (il est 21h) il est annoncé une fusion (administrative) du musée d’art et d’histoire avec le musée archéologique avec : déplacement des collections antiques au Muréna Narbo Via, parcours de visite différents, (repenser l’offre de visite actuelle) structuration en département précis ( !), pas vague, retrait d’une des appellations « musée de France »,  transformation en Palais Musée de Narbonne des Archevêques de Narbonne « nous revenons  dit le chargé de la culture, à l’origine des musées de Narbonne) , compréhension de l’architecture des lieux via un parcours scientifique.  C’est donc le moment d’aller voir et revoir et re-revoir les lieux que nous aimons avant repensée de l’offre de visite actuelle.

    Unanimité.

     

    Ce soir on a eu droit à un spectacle magnifique mais un peu schizophrène, un débat extrêmement agité, une série de disputes et de provocations de vieux couples , de règlements de compte sur ce qui fut et ne fut pas fait dans le passé, des tas de comparaisons avec le grand Narbonne et son fonctionnement, des élus survoltés, - la faute peut être aux bonbons (à la cocaine ? )qui ont circulé parmi les élus durant tout le conseil, une absence prolongée et suspecte de Didier Mouly et de la Ste Oppo dans la petite salle à l’arrière, mais revenus sans nez cassé ou œil au beurre noir, rien, le rire suraigu et inquiétant d’une élue de l’opposition, des questions sans réponse et des réponses sans question, des fanfaronnades, du rire et de la colère. Ni du Shakespeare, ni du Molière, ni même du Coluche, mais du dramatique, du pathétique de pathos, du un peu bâclé, comme ce billet, certainement.

    Ainsi vont les choses dans Narbona la Onrada, Narbonne l'Honnête, bonne ville dont les fils perdent un peu la tête. Le pouvoir, vous savez…

     

     

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