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    Aux Salins jouent les flamants roses

     

    Yogi des étangs, se reposant sur une seule patte, le volatile n’est pas ordinaire. Rose d’abord car il se met en beauté grâce à son alimentation. Il fallait y penser. Doté d’une grande capacité à l’immobilité, au point de se laisser quelquefois surprendre par le gel de l'étang, c’est un sage des plus gracieux, dont l’envol nous coupe toujours le souffle. Il faut aussi le voir quand il marche avec tous ses congénères, au pas, disciplinés comme des militaires.

    Mais...  les flamants ont une vie secrète.  Ils sont capables, avec Marie Laurence Schmitz,  de toutes les folies, de toutes les transformations.

    Stylet numérique à la main, le trait de ML Schmitz anthropomorphise les flamants avec  espièglerie et humour. L'oiseau peut se revêtir d'armure, ou de plumes flamboyantes, ou d'un kimono de geisha pour mieux nous suprendre.  Estampes graphiques, au trait évocateur des formes artistiques du dessin, ou de la peinture chinoise, l'auteur de ces œuvres un peu déjantées, par l'attention portée sur le mouvement, le regard et la mise en scène des flamants, crée une iconographie très reconnaissable, personnalisée et paraphée joie et fantaisie.

     

     

    Aux Salins jouent les flamants roses

      

    Aux Salins jouent les flamants roses

      

    Aux Salins jouent les flamants roses

    Le fou

     

    Aux Salins délirent les flamants roses

    Aux Salins délirent les flamants roses

     

    Aux Salins jouent les flamants roses

     

     

    Aux Salins délirent les flamants roses

      

    C'est à la galerie Pic'Sel que s'ébattent les volatiles. 6 ans après une première exposition à succès, Marie Laurence revient à Gruissan. En excellente compagnie, Odile et José Nussy Saint Saëns, Rosemary Constantin, Raymond Juan et quelques autres, elle nous plonge dans un ravissement enfantin et plein de douceur.

     

    Aux Salins jouent les flamants roses

     

    Plus près de l’Artiste

     

    Illustratrice, organisatrice d'évènements et metteuse en réseau, Marie Laurence Schmitz est une créatrice multi talents.  Elle a participé aux médiévales de Carcassonne comme costumière, à la biennale d'aquarelle comme consultante et aide, donné des cours à des enfants, et réalisé la communication de l'association vagues de soleil, entre autres collaborations avec des auteurs.  Elle nous en dit un tout petit peu plus sur elle.

     

     

     

     Aux Salins délirent les flamants roses

     

    Vous faites des illustrations plutôt rigolotes, Marie Laurence Schmitz . Qu'est ce qui vous inspire ?

    Oui, je dessine depuis que je suis en âge de tenir un crayon et j'ai toujours donné libre cours à mon imagination. J'inventais des paysages inconnus, des personnes dans ces paysages. A l'adolescence,  j'ai appris le dessin aux cours du soir de la ville de Paris et l'illustration, le dessin et la mise en page à l'école Corvisart. J'ai un long passé d'illustratrice : j'ai collaboré avec Nathan pour des ouvrages d'éveil destinés aux enfants, notamment "la maison des sons" qui a été en son temps un best seller !

    Pourquoi dessinez vous des flamants ?

    J'ai eu le coup de foudre pour ces animaux que j'ai découvert lors de mes randonnées autour des étangs de la région. J'ai été ébloui par eux et ils sont depuis devenus une source d'inspiration. Tous mes flamants me ressemblent, ils sont tous moi, car j'y mets beaucoup de ce que je suis. 

    Aux Salins délirent les flamants rosesComment les réalisez vous ?

    Je les crée à partir d'Illustrator, et je dessine avec un crayon stylet lié à une tablette graphique. Mes créations sont  essentiellement digitales,  donc réalisées par ordinateur.  

    Comment en êtes vous arrivée à exposer ?

    Il y a quelques années, en 2013, la ville de Gruissan organisait un concours d'affiche pour les Festéjades. J'ai alors propose mon premier flamant, qui était le fou, et qui a été très remarqué. Je n'ai pas été sélectionnée, mais le premier 'élu de la ville m'a proposé d'exposer dès que j'en aurais envie, ce que j'ai fait l'année même. C'était une superbe occasion à saisir. Depuis j'ai exposé un peu en ville.

    C'est donc grâce à vous que l'on voit désormais des flamants un peu partout ?

    (Rires) Peut être, qui sait d'où nous tirons nos inspirations les uns et les autres ! On remarque l'apparition de nombreux logos avec des flamants...il y en a partout !

    Vous avez organisé un défilé de mode en 2015 à la galerie

    J'ai contacté beaucoup de personnes pour pouvoir l'organiser et il y a eu un monde fou.  et l'évènement a plu énormément, ce qui m'a fait plaisir. Cela a permis aux visiteurs de découvrir ce que j'exposais à la galerie BeauN'Art. C'était un grand moment !  

    Vous aimez transmettre et partager vos idées.

    Oui, bien sûr, c'est pour cela que je travaille avec les enfants, lorsque j'en ai l'occasion. Je leur propose des ateliers de peinture et d'expression artistique. J'ai imaginé et proposé un jeu pour les enfants lors des journées du patrimoine. C'est d'ailleurs pour eux que j'ai commencé ma carrière en illustrant des livres pour enfants.

    Quels sont vos projets ?

    Je l'avoue, j'ai  des idées à mettre en place. J'ai proposé un flamant en armure avec des seins pour illustrer octobre rose, ou des produits dérivés de la thématique.

    Finirons nous en poésie ?

    Oui, avec plaisir, en voici une de ma composition, sur les flamants !  

     

    "Par ici, ses ailes battent à Peyriac, flânant à Badges sur les étangs

    flamant s'épate, signe aux poissons son heure de vol, 

    fait un p'tit tour à la bougeant, reluque les lucques sur le bar et nage entre les glaçons.

    Par là, une patte en l'air bouge et s'pose sur le cardo chauffé.

    charmé par  le son du forum et des anges ailés. 

    Dans l'Horreum, vin goûté d'un coup s'en est allé,

    les génies l'ont soulé! 

    Par ici, file alors vers l'augure à bon nez, et dans l'îlot de Claudia l'italienne

    picore les graffitis de l'antique empire . Claudius le chasse par là.

    Alors au temple, il capitule, Contemple  un tout un rien, un tout, un rien

    écoute la chanson des pins. 

    Soudain, revoit le bleu, le vert, les crevettes. le sel, les algues,

    l'impérial sillon du bateau, le port, les mosaïques, et les tapis de bains"

     

    Merci  à Marie Laurence Schmitz pour qui l'imagination et la fantaisie l'emporte toujours !

     

      

    A la galerie Pic' Sel ,  Salin de Gruissan, route de l'Ayrolle jusqu'au 31 août. Et aussi sur la page Facebook de Marie Laurence Schmitz.

     

    Aux Salins jouent les flamants roses

     Source images 5, 6 , 8 et 11 : aimablement fournies par l'artiste

     

     

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  • La Ville est-elle si moche qu'il faille la redécorer ? Ou n'est ce qu'un support culturel de plus dont il faut tenir compte ? Il faut croire que oui. C'est pour cela que l'on voit apparaître ça et là des dessins, des tags, que l'on peut admirer, disséquer et dont on peut parler.

    La MJC fête ses 70 ans et a choisi d'afficher des dessins reconnaissables : voici BB, et voici Alfred, accompagnés d'autres acteurs  de cinéma :

    Peinturlurations....

     

    En redescendant la rue Armand Gauthier, on a eu, il y a quelque temps, la surprise de voir ceci, figures délavées depuis. peut être en connaissez vous l'auteur :

    Peinturlurations....Peinturlurations....

    Des visuels pour conduire le promeneur vers une fresque géante : c'est une idée collective de l'académie des arts graphiques de Narbonne entre autres...

    Peinturlurations....Peinturlurations....

    Et voici la fresque géante en question, sur le mur d'Amalita de Zarate, tiens donc ! qui représente une femme habillée en costume méridional du moyen âge. Et non, comme le faisait remarquer certains fâcheux, une femme musulmane avec un foulard sur la tête. Ni une gitane non plus, ni une pirate. Ce qui la fait beaucoup rire d'ailleurs. L'anneau dans le nez dément en effet toute ressemblance qui serait d'ailleurs fortuite.

    Peinturlurations....

     

    Aux Peupliers, Cité populaire où l'on reviendra avant la démolition totale, c'est totale liberté et expression sur de vastes surfaces pour créer un effet de saisissement. Ce serait dommage de ne pas les montrer :

    Peinturlurations....Peinturlurations....

     

    Et pour finir, rien à voir :  une œuvre envoutante, étrange, mystérieuse. Un travail de toute beauté. Une composition de l’esprit complètement inattendue. Dans laquelle on plonge, captivé. Les dessins et peintures d’Ulysse révèlent un cheminement, une recherche dont l’aboutissement est un langage secret qu’il faut décrypter. Des lignes précises qui créent des univers, des structures de masses, que l’on peut regarder dans tous les sens. Merveilleux et sublime, tout simplement. Les mots manquent un peu.

    Au WAW, Exposition Ulysse, jusqu’au 19 janvier, une exposition incontournable, à voir absolument ! Voilà !

     

    Peinturlurations....

     Détails

    Peinturlurations....

     

     

     

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    Fichu nounours !

     

    Quoi ? On se moque encore des Chrétiens ? On fustige et ridiculise leurs croyances et symboles ? Inadmissible et punissible ! Blasphématoire et yen a moire ! Certains visiteurs rentrent et ressortent aussitôt en le criant haut et fort, allant jusqu’à insulter les hôtesses d’accueil. ... Et pour cause, un gigantesque nounours (Teddy américain) est crucifié à une croix de bien mauvais aloi. Une tête de christ sous globe est encadré de 2 hommes chiens, le pénis à l’air. Mauvais genre, mauvais genre !
     

    La provoc est de retour aux Pénitents Bleus. Après la polémique exposition de Lili Fantozzi qui mettait en scène des Vierges et des Saints envahis par des soldats de plombs,  et indigna secoua l'opinion jusqu' à Paris, voici le nounours fait Dieu par Olivier Domin dit OLLL.

     En ces temps de révolutions d'hiver mentales occidentales, la femme peut épouser Teddy, et l'homme peut en faire son dieu. Normal

    Qu’on ne s’attende pas à trouver ici une expression artistique particulière, une beauté créatrice, une sensibilité visuelle, etc... les objets proposés sont de bric et de broc, apparemment bricolés à la hâte, l’air inachevé. Mais le visiteur ferait bien de s’attarder : ils ne sont que prétextes, et les regarder suffit à provoquer le rire et révéler l’humour discret mais ravageur d’ Olivier  Domin dit OLLL.

    Fichu nounours !Fichu nounours !Fichu nounours !

    En trois symboles monothéistes hérissés d’épines, croix, croissant, et étoile de barbelés, tout est dit. La religion (car il s’agit de cela, en dépit de quelques portraits) est révélée telle qu’elle est pour beaucoup de croyants hélas ; davantage un ramassis de superstition qu’un chemin qui mène à la Divinité. Symboles de fréquentes déroutes mentales. Objets de la cruauté de la religion des hommes. Serrures de la prison des dogmes. Le Christ en a d’ailleurs tellement assez qu’il se décroche de sa croix. 

    Fichu nounours !

    C’est dur d’être aimé par des cons titrait Charlie Hebdo il y a quelques années. Reste le nounours. Inerte et objectal comme ces christs accrochés à leur calvaire dans nos campagnes. Crucifié mais pas sanguinolent. A la mode puisque gore.

    Une expo dont le propos est le propos lui même. Clair et joyeux A voir, à revoir et à re revoir aux Pénitents Bleus, place Salengro, jusqu’au 14 avril, pile poil une semaine avant Pâques. Histoire peut être, de dépassionner, purifier les lieux ? Tiens donc !

     

     

    Fichu nounours !

     

     

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