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    Le quart d'heure musical

     

    C’est bien fini.
    Depuis le dé confinement, plus un bruit.
    Le voisinage ne résonne plus de ces 2 coups de sirène qui la première fois me poussa à appeler sur le champ une amie résidant en plein centre- ville pour lui demander : as-tu entendu la sirène ? que se passe t’il encore ?


    Il ne se passait rien d’autre que l’introduction à un bout de la Marseillaise suivi du chant puissant du clairon, préludes à un morceau quelconque. 1 quart d’heure durant. Tous les soirs pendant 48 jours, à 20h tapantes.


    Et ce témoignage de solidarité avec on ne sait qui exactement me réchauffait le cœur.
    J’ai dansé tous les soirs sur des airs variés dont je connaissais pas la première note, mais forts réconfortants… pendant qu’une bête, une toute petite bête, si petite, minuscule, , invisible à cet œil nu qui ne voit pas, nous mettait, de force, 3 milliards de terriens, à genoux dans nos maisons.
    Qui est ce ? Je l’ignorerai toujours. Mais quels qu’ils soient je les considère désormais comme d’excellents voisins.
    Qu’ils soient remerciés pour cette expression de patriotisme, de cette forme d’amour de soi vitale quand ça va mal, qui fut la transformation d’une injonction quelconque, en une chose si plaisante, si exquise que je l’attendais chaque soir avec impatience. Un quart d’heure musical rien que pour soi !

     

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    "De grands yeux noirs, aussi insondables que des puits sans fond. Deux abîmes vertigineux. D’une façon insaisissable, cet homme était entièrement là, pleinement à ce qu’il faisait, bien qu’on l’eût dit d’un autre monde. Il rompit le pain, le trempa dans une écuelle et mangea. Chacun de ses gestes était empli d’une majesté ineffable. Alors il prit la parole et s’adressa aux hommes qui attablés avec lui, le dévisageaient timidement, à l’évidence touchés par cette aura que Stephen à cet instant ressentait également et que quelque chose en lui refusait de qualifier de puissance divine, bien que ce fût le terme qui s’en approchât le mieux

    Sa voix était chaude et grave, harmonieusement modulée, comme s’il éprouvait une joie profonde à former et à prononcer chaque mot, goûtant chacun des sons qui franchissaient ses lèvres. C’était comme sil la Terre elle-même s’était exprimée par sa bouche. La Terre, ou l’infinité de l’univers, les océans, le Buisson ardent… Et lorsqu’il écoutait, ses yeux insondables venaient se poser sur celui qui s’exprimait, buvant ses paroles avec une intensité capable de les graver dans le flot inexorable du temps. […]

    Puis, il quitta la table, remercia cordialement ses hôtes et après avoir rejoint le cercle de ses compagnons, s’éloigna en descendant une petite colline. Sa démarche ne trahissait nulle lenteur, nulle hésitation, bien qu’il posât les pieds avec une extrême délicatesse. Chacun de ses pas était comme un baiser donné à la terre. Chacun de ses mouvements était aussi parfait que le mouvement des astres dans le ciel. Chaque mot qu’il prononçait était comme un chant d’une harmonie parfaite.

    Brutalement , Stephen sût pourquoi ils avaient été contraints de crucifier cet homme. Il devait avoir fait naître en eux une peur abyssale. Devant sa présence si pleine de vie, ils devaient s’être sentis comme morts…."

    Andréas ESCHBACH - Jésus vidéo.

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  • Se défouler ?

     

    Dans certaines régions du monde, le carnaval est l'occasion de se défouler, d'oublier les tracas quotidiens, de se permettre un peu tout. Chacun à sa façon, y participe.

    Et quand il se déroule sous une chaleur d'été, c'est juste parfait. Hier,  il y avait du monde, beaucoup, du soleil, de la chaleur et la douceur d'un dimanche de rêve. On a noté la présence de Limouxins et Sigean ais, témoins de l'époque ou l'on passait de village en village pour le carnaval, mais aussi l'ambiance très sage qui se dégageait de la foule.

     

     Se défouler ?

    Un air de LimouxVenise bien sûr  !

    Se défouler ?

    Le fleuriste et ses plantes carnivores

    Se défouler ?

    Les ramoneurs et leurs joues noires

    Se défouler ?

    Le vigneron et ses joues rouges

    Se défouler ?

     

    Les écoliers et leur blouse, ah la la, que de souvenirs !

    Se défouler ?

    Le raffinement de la haute couture

    Se défouler ?

    et de la parfumerie

    Se défouler ?

    La joie de baigner dans les confettis

    Se défouler ?

    Et juste avant le couple macron , seul réel exutoire du défilé,  monstres à exorciser, effigies pour rigoler jaune, voici le jardinier, qui exerce l'un des plus beaux métiers du monde.

    Se défouler ?

     

     Ce n'est donc certainement pas lui le responsable  de l'assassinat de notre ami.

    Se défouler ?

    Adieu joli cyprès...

    On ne racontera pas le jugement : rien n'a brûlé sur la place de l'hôtel de ville hier soir. Même au carnaval, Le principe de précaution ne fait pas relâche. C'était parait il le 83ème carnaval de Narbonne... C'était bien !

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