• 2 fois feu l'Aspirateur

     

    A peine imaginé et mort né, puis re né et re tué : il y a des lieux comme ça, destiné à être recyclé encore et encore.

    Voilà donc un endroit où l’on ne mettra plus les pieds sans une bonne raison. Ce devait être d’ailleurs le cas à l’origine, L’Aspirateur étant destiné à être une déchetterie bon teint (mais fort onéreuse) dont seuls les employés auraient eu l’accès . Devenu 5 ans durant un lieu d’art et d’expositions et ouvert au public, le revoilà, loi du changement oblige, transformé en commissariat, au grand dam des râleurs professionnels qui, pour la plupart y ont rarement mis les pieds et des amateurs qui adoraient cet endroit.

    Il sera désormais ouvert au public sous conditions. L’aspirateur, dont le nom sera prononcé quelque temps encore est officiellement devenu un bête lieu administratif ce 17 octobre pour le plus grand bonheur des quelques 40 policiers municipaux. Il y a eu des parades de porteurs de drapeaux, des tambours, des trompettes et des discours, suivis d'une visite du lieu désormais cloisonné en bureau, salles de réunion ou de pause.

    Mais auparavant, une quinzaine d’expositions s’y seront déroulées. De Erro à Toguo, en passant par Skoda et des collectifs d’artistes, l’Aspirateur s’est révélé un lieu atypique, façon Beaubourg (on peut rêver) où les Narbonnais et les autres ont vécu de plus ou moins grands moments auprès de plus ou moins grands artistes, entre sonorité des lieux, résonnance de l’escalier métallique, énorme présence mécanique, baies vitrées donnant sur le ciel.

    Pour les ex amoureux de l’endroit, voici quelques souvenirs, et des regrets aussi...

     

     2 fois feu l'Aspirateur

    2 fois feu l'Aspirateur

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    2 fois feu l'Aspirateur

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    2 fois feu l'Aspirateur

    2 fois feu l'Aspirateur

    2 fois feu l'Aspirateur

     

    2019

     

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    Les Peupliers

     

    Elancés, fluides, légers, ils ornent à profusion et à force de généreux drageonnages la cité du même nom, promise à la destruction dans un futur proche. Le soir, seuls les lampadaires brillent encore. Les fenêtres demeurent sombres. Plus personne n’habite ici ou presque. Quelques résistants,1 ou 2 familles tout au plus en attente de relogement occupent encore les lieux et à loisir : barbecue géant, jouets étalés, linge séchant au jardin, ils vivent les derniers moments de leur habitat.

    Béance des ouvertures, fenêtres cassées, lampadaires fondus on ne sait comment, ces appartements, en duplex pour la plupart terminent leur vie . Un agent de nettoyage assure tant bien que mal la propreté de cet ensemble quasi abandonné. Un reste urbain, presqu'urbex, tombant en morceaux.

    Les végétaux plantés ont longtemps conférés un petit côté élégant au lieu : rangées de Pittosporum pour parfumer le printemps, jardinets bordés d'hibiscus pour faire éclater l'été, herbes de la pampa et conifères pour l'exubérance. Et les peupliers. Se reflétant dans le bras du canal de la Robine et dans  les "serres", ces balcons géothermiques destiné à protéger le porte feuille de trop fortes ponctions.

    L'affaire avait pourtant bien démarré, tout à fait dans l'air du temps de l’an 1984. Cité radieuse, bâtie à partir de projets initialement ambitieux : durabilité, économie d'énergie, panneaux solaires pour chauffer l'eau, balcons serres individuels, coursives courant le long des appartements pour favoriser les rencontres entre voisins... Mais le durable et le vivre ensemble se terminent toujours mal. Radiance rapidement assombrie par des dégradations diverses. Malfaçons habituelles de constructions.Mal occupé aussi, avec en partie une population ayant l'habitude de jeter ses déchets par les fenêtres et de tout dégueulasser et dégrader autour d’elle, (sous prétexte de pauvreté) et une autre, désespérée de subir avanies et "incivilités" quotidiennes. 

    Après 353 000 euros d'étude ((ce qui prouve que les décideurs et réflexionneurs ont du fric à dépenser),pour savoir si on détruisait ou si on réhabilitait , (la rénovation des peupliers en bonne voie ! titrait le journal d'ici en 2015),et après avoir dûment  constaté le délabrement des bâtiments et les haines développées au sein des habitants, il fut décidé de les détruire pour "oxygéner " le quartier.

    Les Peupliers sont déjà cernés par de nouveaux immeubles nouvellement construits et occupés par une population incertaine.  On oxygénera donc, non pas en y créant un jardin public mais en y mettant moins de bâtiments. D’ailleurs il y a déjà un projet de construction...

     

    Aux Peupliers

      

     

     

    Aux Peupliers

    Aux Peupliers

    Aux Peupliers

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    Aux Peupliers

    Aux Peupliers

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  • Au bout du chemin

     

    Pourquoi cette vierge au bout du chemin ? Difficile d’accès pour le promeneur tranquille, elle surprend et intrigue. Protège t-elle la Clape ? Et de quoi ? Y avait il un lieu saint à cet endroit, il y a fort fort longtemps ?

    Au bout du chemin

    C’est l’actuel Mr de Braquilanges, du chateau de Moujan, qui nous raconte brièvement l’origine de cette vierge :

    Vers l’an 1900, le fils de Mme de Braquilanges tombe malade. Il est atteint de tuberculose. L’enfant est envoyé dans un sanatorium. Angoissée, inquiète, elle prie et implore la vierge de guérir son fils . Et, Dieu merci, L’enfant finit par guérir et retrouve la santé.

    Reconnaissante,  Mme de Braquilanges fera ériger une statue entre 1910 et 1912 qui domine désormais le sentier dit de la Vierge. A l’image de celle de Lourdes, elle se tient à l’entrée d’une grotte, elle même sise au dessus d’une autre petite grotte. Bien que difficile d'accès et masquée par la végétation, on découvre son beau visage, la tête levée vers le ciel et les mains jointes.

    C'est la Vierge de Cruque, symbole d'une belle histoire d'amour entre humanité et "divinité".

    Au bout du chemin

    Au bout du chemin

    Au bout du chemin

    Au bout du chemin

    Au bout du chemin

    Au bout du chemin

     

    Bon week end à tous !

     

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