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    Le fabuleux royaume des Hommes

      Image : Akira Sorimachi

    Où vivent les hommes ? Là où ils sont ! Tout simplement. S'appropriant l'espace comme leur appartenant à eux seuls, y disposant à leur gré ce qu'ils aiment et veulent avoir. Et quelque soit le lieu où ils sont, c'est toujours une chasse gardée !

    Ce qu'aiment les hommes :  les femmes et la femme de leur vie, les voitures et les yachts, les cigares, la bonne bouffe, le déshonneur (celui d'autrui) et la guerre, l'honneur (le leur), les soirées entre hommes, le sport (n'importe lequel), l'aventure (pour certains), la facilité (pour tous),  l'argent, la maîtrise du monde, être beau, être le chef ....

     Le fabuleux royaume des Hommes

    Tout ceci constitue le royaume où ils accordent quasiment la même importance à ce dont ils peuvent jouir, comme à ce qu'ils doivent y subir. Un royaume où ils gambadent allègrement tout au long de leur vie, sans grande remise en question puisqu'il leur convient en toutes circonstances.

    Un petit tour d'horizon rapide :

    Des femmes : -- la femme qu'on me propose n'est pas riche -- mais vous l'êtes ! --Ah mais je veux une femme qui le soit : il faut bien s'assortir !

      

    Le fabuleux royaume des Hommes

       C'est pas moche hein mais franchement, tu imagines ça dans ton salon ?  - oh, éventuellement sur le sofa...

     

    D'argent : voilà quinze jours que nous perdons, il faut pourtant nous remettre ! -- Oui, dès la semaine prochaine. -- Quoi, si tôt ?

    -- Je suppose, monsieur, que vous me devez 1000 écus. -- Ah ! Monsieur ! Prenez, je vous prie, une autre hypothèse !

     

     Le fabuleux royaume des Hommes

    Au moins cela devrait vous aider à acheter un smoking... (croquis sartoriaux)

      

    D'honneur et de déshonneur : -- il a cherché  à vous humilier ?-- Oh, celui qui ne peut être honoré que par lui même n'est point guère humilié par personne  !

    D'Intelligence et de petites lâcheté : je fais comme les gens sages quand ils font une sottise . Que font ils ? -- Ils remettent la sagesse  à une autre fois

     

    Le fabuleux royaume des Hommes

    the sartorialist.com

     

    Le fabuleux royaume des HommesLe fabuleux royaume des Hommes

       

    Des hommes et des amis : -- Je lui ferais du mal volontiers ! -- Mais il ne vous en a jamais fait ! -- Il faut bien que quelqu'un commence !

     

    De jouissance : --Comment avez vous fait pour n'être plus sensible ? -- Cela s'est fait par degrés. Dieu m'a fait la grâce de n'être plus aimable et je m'en suis aperçu. Le reste à été tout seul !

     

    Le fabuleux royaume des HommesLe fabuleux royaume des HommesLe fabuleux royaume des Hommes

      

       

     Et, royaume dans le royaume, réservé malheureusement à un nombre restreint : celui de l'esprit, où n'importe quel ouvrage peut nourrir son homme. Par exemple :

    Le fabuleux royaume des Hommes

      

    Ainsi est le royaume des hommes dont, tout de même, la périphérie est peuplée de déclassés, dé-nantis, de pauvres hères qui errent, quasi bannis. Mais tout va bien, ils ne sont pas au courant...

    Alors, vous avez un homme à la maison ?  Le même que la voisine ? Tout va bien alors, car si vous ne pouvez pénétrer ce royaume, vous pouvez toujours y introduire des objets ! Voici donc quelques suggestions de cadeaux, pour les gâter, car c'est toujours leur fête...Toujours, surtout s'ils sont papas ! Bonne fête les papas !

      

    Le fabuleux royaume des Hommes

       

    Les dialogues sont d'Alain Chamfort, les images du géant Google, les croquis directement reliés à leur site d'origine. Voilà !

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     Dans les bouquins   

    Qui sont ces hommes que tantôt l’on porte soit au pinacle, tantôt l’on voue aux gémonies ? Ce sont ceux du rugby, aussi mystérieux que les acteurs : ils ont le trac avant la représentation, doivent se dépasser sans cesse dans le jeu, qui devient une “profession”, mobilisent les émotions des spectateurs en incarnant les espoirs et les rêves de gloire de milliers de “supporters”. Lourde responsabilité !

    Le cinquième livre de Christian Pastre, qui tient par ailleurs un délicieux blog porte bien son titre. “A Corps perdu” nous raconte l’histoire de Franck Achillon, demi dieu du rugby, adulé par le public, qui doit tout faire pour mener son club à la victoire. Corps perdu, oublieux de soi, victime de blessures de guerre, Esprit batailleur mais perdant finalement. Car sortir glorieusement du jeu pour entrer dans la légende ne lui sera pas permis.

    Pour ceux qui ont toujours considéré que le rugby n’était que la tragique histoire d’un ballon poursuivi par 30 bonshommes, ce livre est une petite surprise. Cet univers rubyesque, où le ballon est ovale, est celui du rituel, de la métamorphose de l'homme ordinaire en "héros", du challenge perpétuel et du dépassement de soi pour faire gagner les autres. Mouvements dans le jeu, épuisement sur le terrain lors de “regroupements”, violence du sport et coups bas, douleurs physiques d’un corps toujours sollicité, ambitions des uns s’opposant à celle des autres, angoisse de la défaite, tout cela est écrit en phrases simples, courtes et poétiques qui, du stade aux vignes et aux étangs  en passant par les pensées de Franck, nous plonge au cœur de ce sport... ovale.

    Un roman qui laisse aussi une impression durable dans l’esprit. Car l'histoire de Frank Achillon est celle de son mental et de sa volonté. Car les personnages, pourtant esquissés de façon tenue, brève  ont une réelle densité. Parce que la tragédie qui nous est contée, celle d’un dieu qui déchoit, car les dieux sont fragiles aussi, nous touche et résonne fortement avec l’actualité du RCNM, qui plonge en ce moment ses supporters dans le désespoir…

    Dans les bouquins

    A Corps perdu par Christian PASTRE - Librairies Camus - Libellis. 15€

    Et aussi, la critique de Michel Sidobre sur ce livre : ICI

     

    Dans les bouquins

    Et pourtant, les joies et les espoirs de rayonnement d’un club de Rugby  peuvent conduire à la transformation d’une ville. Au plus haut niveau international, le RCN à 15 de Narbonne à permis à la ville de moderniser le stade de l’Egassiéral dès 1974. “En 1992, la délégation des USA choisit Narbonne comme base d’entrainement des ses athlètes pour les J.O de Barcelone”. Extraordinaire non ?

    C’est une de ces choses que l’on (re) découvre dans le livre de Jacques Michel DUCROS qui nous raconte “Narbonne et son patrimoine”. Des Ibères aux Elysiques, premiers peoples , venus de méditeranée à Narbonne en passant par les celtes, Wisigoths c’est un bon livre qui permet de découvrir l’histoire de Narbo Martius, rapidement et légèrement, comme en  introduction à d’autres ouvrages plus denses.

    Et surtout, super bonus, toutes les photos sont de l’auteur.

    Pline l’ancien disait de Narbonne: “On donne le nom de Narbonnaise à la partie de la Gaule qui est baignée par la Méditerranée… Par sa culture florissante, par les moeurs et le mérite de ses habitants, par l’opulence, elle ne le cède à aucun pays soumis de l’empire ; en un mot, c’est plutôt l’Italie qu’une province

    Faisons comme si c’était toujours vrai aujourd’hui et n’hésitons pas à honorer nos auteurs locaux, car il n’y a rien de mal à être un peu chauvin.

    Dans les bouquins

    Narbonne et son patrimoine par Jacques-Michel DUCROS - A la librairie l’An Demain. 20€

     

    Et pour finir en beauté, après tout le printemps est arrivé, la magnifique encyclopédie de Maurice REILLE, le Dictionnaire visuel des plantes de la garrigue et du midi. Un ouvrage à consulter à la maison, après être revenue de la Clape, du parc de la Campane ou même de la ville où les “sauvages LIEN” sont ommniprésentes. Le moindre brin d’herbe local est disséqué, photographié, superbement décrit. L’occasion de saluer à haute voix les plantes par leur nom,”salut, globulus !” (si on est un peu fou!) ou de se faire un herbier, objet à remettre à la mode.

     

    Dans les bouquins

     

     

    Dictionnaire visuel des plantes de la garrigue et du midi par Maurice REILLE - à la librairie l’An Demain,  29,90€. Pour les richesses botaniques décrites, ce prix est franchement dérisoire.

     

     

    Librairies

    l'An Demain : rue Cabirol

    Camus et compagnie : rue de la Major

    Libellis : rue Droite

     

     

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    C’est le moment de prendre un billet pour de chauds rivages, exotiques, parfumés et lointains. Il faut, quand on s’envole pour d’autres cieux, savoir voyager et être attentif à ses sensations.   Patauger pieds nus sous la pluie de la Thaïlande, boire un café vanille à Madagascar ou à la Réunion, respirer l’odeur de la feuille froissée du bananier ou du manguier, et en saison, trekker au Népal, carrément, pour oublier un peu l’hiver !

    C’est au Mallicolo qu’on atterrit, « une adresse au bout de la rue pour une cuisine du bout du monde ». Promesse magnifiquement tenue !

    A Madagascar, la purée de patates douces parfumée à la vanille locale, et le carry de poulet coco démontrent sans conteste que vous êtes vraiment parti : les épices se déclinent poliment une à une, défilent sur le rose tapis de la langue, se croisent en fusionnant délicatement. La douce force du piment, la finesse du carry, le velouté profond du lait de coco ménagent, tout en le ravissant, le palais.

    Au Mexique, l’enchilada façon chili (mais proposée aussi aux légumes pour les végétariens) dont le bœuf à le goût d’une viande braisée au feu de bois – on ne sait comment- est accompagnée d’un guacamole qui se fait méditerranéen avec son poivron rouge. Simplicité de plat populaire.

    En Thaïlande, les crevettes osent les couleurs du Népal, et dans l’assiette le tartare d’ananas au piment et à la cannelle qui accompagne la viande est tout aussi surprenant qu’un lever de lune sur la mer d’Asie en plein Narbonne. Et si la banane verte s’en mêle aussitôt, c'est pour nous rappeler que le légume terrestre a toutes les couleurs du monde. 30° le midi

    Car Éric, élève émérite de l’école du monde, passionné de cuisine et de voyages, profite de ses séjours pour farfouiller dans les cuisines des hôtels ou de l’habitant, apprendre de nouvelles saveurs et nous ramener d’authentiques recettes d’autochtones et d’ailleurs.

    Les desserts sont l’affaire de Nathalie. Classiques comme le moelleux au chocolat ou crumble aux pommes mais aussi inédits comme le  le must, la verrine d'orange.  Et que fait la crème chantilly dans une verrine d’oranges ? N’est- ce pas trop ? Que nenni : érotiquement fouettée, elle relève le goût des petits morceaux d’orange pelés qui ont doucement confit dans l’eau de fleur d’oranger pour en faire une douceur aérienne, garante d’une digestion impeccable. C'est un dessert vraiment magique, à déguster seul, en égoïste !

    Un sans-faute culinaire, quotidiennement renouvelé pour le plus grand plaisir  des narbonnais et qui se célèbre par ce fabuleux support nommé « bouche à oreilles ». C’est une cuisine poétique. Aventurière. Osée. Et malgré les épices, - le piment oiseau du Laos  n’est là que pour la couleur, à moins que vous ne soyez téméraire - , ou plutôt à cause d’elles, toujours douce en bouche. C’est bon, c’est bon, et c’est super bon.

    Prix du voyage, 15€, ou 20 € environ verre de vin (bien sûr) compris.

    On est tout étonné en sortant de redécouvrir qu’il ne fait que 10 degrés dans une rue sans palmier, hormis ceux du Mallicolo, sans ondée tropicale, sans couleurs exotiques. Quel choc !

     

    30° le midi 30° le midi 30° le midi

    30° le midi 30° le midi 30° le midi

    30° le midi 30° le midi 30° le midi

     

    Le Mallicolo - 4 rue de l’Ancien Courrier  - 04 68 49 78 99 - du lundi au samedi.

    Ouvert le soir sur réservation pour vos dîners privés. Une table à réserver impérativement, sinon vous devrez vous contenter pour déjeuner d’un triste sandwich. Ce serait dommage non ?

     

     

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