• Aux Peupliers

     

    Les Peupliers

     

    Elancés, fluides, légers, ils ornent à profusion et à force de généreux drageonnages la cité du même nom, promise à la destruction dans un futur proche. Le soir, seuls les lampadaires brillent encore. Les fenêtres demeurent sombres. Plus personne n’habite ici ou presque. Quelques résistants,1 ou 2 familles tout au plus en attente de relogement occupent encore les lieux et à loisir : barbecue géant, jouets étalés, linge séchant au jardin, ils vivent les derniers moments de leur habitat.

    Béance des ouvertures, fenêtres cassées, lampadaires fondus on ne sait comment, ces appartements, en duplex pour la plupart terminent leur vie . Un agent de nettoyage assure tant bien que mal la propreté de cet ensemble quasi abandonné. Un reste urbain, presqu'urbex, tombant en morceaux.

    Les végétaux plantés ont longtemps conférés un petit côté élégant au lieu : rangées de Pittosporum pour parfumer le printemps, jardinets bordés d'hibiscus pour faire éclater l'été, herbes de la pampa et conifères pour l'exubérance. Et les peupliers. Se reflétant dans le bras du canal de la Robine et dans  les "serres", ces balcons géothermiques destiné à protéger le porte feuille de trop fortes ponctions.

    L'affaire avait pourtant bien démarré, tout à fait dans l'air du temps de l’an 1984. Cité radieuse, bâtie à partir de projets initialement ambitieux : durabilité, économie d'énergie, panneaux solaires pour chauffer l'eau, balcons serres individuels, coursives courant le long des appartements pour favoriser les rencontres entre voisins... Mais le durable et le vivre ensemble se terminent toujours mal. Radiance rapidement assombrie par des dégradations diverses. Malfaçons habituelles de constructions.Mal occupé aussi, avec en partie une population ayant l'habitude de jeter ses déchets par les fenêtres et de tout dégueulasser et dégrader autour d’elle, (sous prétexte de pauvreté) et une autre, désespérée de subir avanies et "incivilités" quotidiennes. 

    Après 353 000 euros d'étude ((ce qui prouve que les décideurs et réflexionneurs ont du fric à dépenser),pour savoir si on détruisait ou si on réhabilitait , (la rénovation des peupliers en bonne voie ! titrait le journal d'ici en 2015),et après avoir dûment  constaté le délabrement des bâtiments et les haines développées au sein des habitants, il fut décidé de les détruire pour "oxygéner " le quartier.

    Les Peupliers sont déjà cernés par de nouveaux immeubles nouvellement construits et occupés par une population incertaine.  On oxygénera donc, non pas en y créant un jardin public mais en y mettant moins de bâtiments. D’ailleurs il y a déjà un projet de construction...

     

    Aux Peupliers

      

     

     

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