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    S5 : une insignifiante litanie

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La gestion de la ville tient dans un univers grand comme un mouchoir de poche. Tout comme l’entretien d’une maison, la ville impose des tâches répétitives, sans grande stimulation apparente sur la vie collective, et de solides esprits domestiques, ou domestiqués, sont requis pour ces travaux. De temps à autre certes, un visionnaire, un individu de projets et d’idées apparait, mais il se fait de plus en plus rare.

    Le cm de ce soir ressembla encore à une éternelle dispute domestique, dispute pour rien en somme, de type : pourquoi ma chemise bleue n’est-elle rangée dans le placard, et pourquoi as-tu acheté du café yin, d’habitude on boit du yang ? Etc…

    Ainsi, la seconde délibération, dont on pensait qu’elle serait conclue en quelques secondes a duré 40 minutes ! Elle portait sur le bail commercial du 22-24 rue Jean Jaurès, là où il y avait la boutique Celio. Un torréfacteur va s’y installer, ce dont s’inquiète fortement l’opposition car, dit-elle par les voix de C. Bossis, puis de Flautre, puis de Ste Cluque, soutenues par le ronronnement rageur du public de gôche, Quelle est votre politique pour redynamiser le centre ville ? avez-vous réfléchi à une stratégie pour les commerces, c’est encore un commerce de bouche à côté d’un chocolatier, vous ne déspecialisez pas assez le commerce, c’est pourquoi nous nous abstiendrons.

    Et toc nananèreuh !

    La réponse du maire s’est transformé en un long soliloque, appuyé par Malquier, puis Parra, puis Penet.

    nous accompagnons les propriétaires d’immeubles qui ne louent que le rez de chaussée, pour qu’ils regroupent les étages, les aménagent en appartements, c’est une politique de cœur de ville, ce n’est pas à la ville de déterminer le type de commerce qui s’installe, etc. …

     Bref, il y aura un torréfacteur dans la rue jean Jaurès, ce qui nous permettra de commander des mouture pour Turkish coffee, et du café qui ne soit pas en capsule d’aluminium. Comme le petit Moka ne propose plus de mouture fraiche, et que celui de la rue de l’ancien courrier (dont j’ai oublié le nom) a fermé, c’est une merveilleuse nouvelle !

    Un mini trou noir, ou un grand blanc surgit lors de la délibération N°4 relative au maintien ou non du bureau de poste de Razimbaud. Ces agences postales en libre-service ne voient passer que des rsistes et rmistes issus de la diversité (comme le précise le maire), qui viennent retirer de l’argent, et dépriment au point de vouloir lever l’ancre. A ce moment, une dame du public interpelle le maire : ce sont vos arabes qui vous trahissent ! ce sont vos arabes qui vous trahissent !!! A sa décharge, il faut dire qu’elle est arrivée en parlant d’une agression et du racket dont elle a été récemment victime, par un arabe, à Razimbaud, la pauvre. C’est tragique et on comprend sa colère. On ignore ce qu’elle attendait exactement du maire qui ne pourra jamais rien contre les arabes déchainés. (note : penser à lui demander si son chauffeur, s’il en a un, est arabe). Et ce que l’on comprend moins, c’est que le citoyen ne sait toujours pas que le public ne doit pas intervenir, crier, applaudir, siffler lors d’un CM. Et ce que l’on n’a pas compris non plus, c’est que le maire, qui a l’air bien fatigué ce soir, n’a pas réagi à cette drôle d’interruption : l’opposition va encore se plaindre au préfet pour non conformité…

    Zohra Teggour a démissionné dune de ses délégations, on ne sait pas pourquoi. Elle n’est manifestement l’arabe de personne !! On lui souhaite le meilleur pour la suite.

    Une information intéréssante à la 9 : la ville signe un partenariat avec TEDX dont la première sur le thème Vivre au gré du vent avait eu lieu au théâtre en  mai 2017. On ignore les détails de ce partenariat, mais ce qu’il faut retenir c’est que Narbonne verra de temps en temps des manifestations pointues et intelligentes au théâtre. (en dehors du programme habituel, qui est très bien aussi, parait il malgré leur com bien craignos) Ça nous fera le plus grand bien. Prévoir 30 à 40 euros de participation quand même, à moins que la ville n’offre des billets, qui sait !

    Mais dans la gestion de la cité, le drame n’est jamais loin :  la société Baringer qui a déposé un permis de construire pour des constructions qui n’ont pas été construites, réclame depuis des années les taxes qu’elle a du verser à la ville, soit +- 183 000 €. La sainte opposition précise à son tour que le département devra aussi effectuer un remboursement à Baringer. D’un ton grave, après avoir annoncé que le terrain où se trouvait le garage Gomez, jouxtant le Muréna Narbo via, sera cédé par la ville, qui l’a payé +- 300 000 €, à la région pour un euro symbolique,le maire lui demandera de conseiller à Marc Ortiz (absent ce soir, besoin de repos) de retirer son recours contre la multimodale pour faire économiser au contribuable 6 à 10 000 euros. Poignant ! Des lapsus se font entendre : qui vote pour, qui s’obstine ?

    Des terrains doivent être cédés et des Grand Castelou se retrouvent en stand by : pas d’argent !

    S5 : une insignifiante litanie

    Bref, un conseil fait de petites disputes domestiques, plus ou moins mollement menée, des mots jetés à la face de l’univers, de tentatives d’explications inexpliquables, de conciliations inconciliables, car c’est un jeu. Un jeu de mecs, auquel jouent aussi les filles …

    -monsieur le maire au lieu de faire la salle multimodale vous auriez dû retaper le palais du travail – mais pourquoi ne l’avez-vous pas fait vous-mêmes, quand vous étiez en poste, - oui mais nous on a retapé les façades de la ville – toujours les mêmes choses vous me fatiguez, - et que faisiez vous aux temps chauds – nous chantions – vous chantiez ? – non nous n’allons pas danser… etcetera, etcetera, etcetera ….

    En bruit de fond, les conversations des élus entre eux, la petite voix du petit andreas fils d’une élue, qui propose régulièrement des bonbons à tout le monde, (une tradition) ; les policiers qui papotent dans le fond de la salle, de soudains éclats de rire, un élu qui s’évente avec un éventail, un rideau qui vole dans le vent et enrubanne une élue, -on fermera le fenêtre et attachera le rideau pour plus de confort, bref une réunion familiale, faite de oui, de non, de oh lala que c'est rasoir ce soir ! La vie quoi.

    C’était la rentrée de nos élus, tous bords confondus. Sauf le FN, dissout pour l’éternité dans la géhenne d’où il avait surgi en 2014.

    Et pour finir, rien à voir, voyons à quel point nos élus et leurs administrés se confient en la technologie :

     

    S5 : une insignifiante litanie

    Didier Mouly Relativement extraverti, rayonnant sur une photo de la ville

     

     

     Jacques Bascou : méchamment introverti, rayonnant derrière ses lunettes

     

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    Structurant ???

     

    Pulcherrima : Lat. 43.11° N - Long. 3.05° E 

     

    Projet de salle modulable- capacité 1500 à 4000 places - destination : sports et culture - prévision de succès  : très faible

     

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  •  Derniers potins avant fermeture

     

    La ville sous tutelle : Quand Narbonne s’engage par contrat avec l’Etat pour un controle de sa maitrise en matière de gestion budgétaire, ce qui inclut en quelque sorte une obligation de résultat, comme dans toute bonne entreprise, l’opposition crie à la folie, à l’inadmissible, au pénalisant.  

    (Le dispositif, proposé par le gouvernement vise à réduire les dépenses publiques et sanctionne les villes qui dépasseraient 60 millions en dépenses de fonctionnement)

     

    L’agglo sous tutelle : Quand le grand Narbonne sans Narbonne s’engage par contrat avec la direction départementale des finances publiques (DDFIP), il s’agit d’optimisation (!) de la gestion comptable. On crie au génie ! Fabuleuse idée, ce sera beaucoup mieux. Ce partenariat s’attachera à optimiser la gestion comptable de l’agglo pour garantir la sincérité des comptes. En une convention ambitieuse qui s’articulera autour de “5 axes + ou – > < techniques,  matérialisés par 11 actions concrètes”, ie non abstraites, subdivisées en 23 projets qui déboucheront sur 41 réalisations, qui elles mêmes se ramifieront en 96 cristallisations, etc…

     

    Derniers potins avant fermeture

     

     La ville qui n’existe pas : Remonter la lignée des ancêtres pour justifier la non invitation/participation de la ville centre à un séminaire consacré au budget du grand Narbonne sans Narbonne, avec la complicité de tous ces petits maires complices morts de trouille devant de possible suppressions de subventions par l’agglo. “Hubert Mouly aussi faisait pareil”dit le hibou. On se venge, alors ?

    Derniers potins avant fermeture

     

     

    La ville et ses arbres : Pins parasols taillés en pins tiges place Bistan, peupliers coupés pour cause de maladie, pins coupés pour installer un bâtiment qui sera souvent vide. Pour cause de maladie, nous dit le Maire. Il a bien fait : ces arbres étaient dangereusement contagieux et qui sait, auraient pu provoquer une épidémie  chez ceux qui fréquentent le parc des sports ! Le sieur Bascou avait d'ailleurs invoqué cette excuse pour décimer 27 platanes sur les barques. Mais là, c’était pour déconstruire. En tout cas, c’est toujours de la faute des arbres...

     

    Derniers potins avant fermeture

    Quant au Yucca, que certains pleurent encore, il s’est réincarné en... Magnolia. Tout va bien !

     

       Derniers potins avant fermetureDerniers potins avant fermeture

     

    La ville et ses habitantsQuartier de Bourg c’est l’enfer. Monsieur X dort dans sa voiture, empêché d’entrer dans son immeuble par la racaille qui s’y entasse, qui y deale, bref, qui fait prospérer l’économie locale avec la complicité de (presque) tous. Plus loin, drogués et clodos, logés par les hlm, crachent à la figure des habitants et les menacent de mort. Mais la ville, au coeur des possible, veille :

     

     

    Au lieu d’y mettre 2 boy scouts qui ne vont pas tarder à se faire rétamer la chetron, j’aurais mis 2 dealers ou 2 proxénètes. Pour voir ... la “redynamisation”

     

    La ville et ses artistes : Arte Povera à l’aspirateur et sur le cours de la République, les aborigènes une fois de plus aux pénitents bleus avec visite guidée le vendredi de 16 à 18 H ???, le musée d’art et d’histoire qui nous révèle, salle des Consuls des sarcophages égyptiens volés on ne sait où, et jusqu’en septembre, la galerie Jaumaud expose Leon Diaz Ronda, Anne Marie Jaumaud, Judith Rothchild et Nicole Masse. A la galerie Beaun’Art, Pierre Vacher et Serge Tirefort peignent et alimentent une exposition très colorée. A ne pas manquer, pour le fun.

      

    Derniers potins avant fermeture

    Judith Rothchild

     

    La ville et ses divertissements : puisqu’en vacances chacun est invité à demeurer hors de soi, des divertissements en tout genre sont proposés. Consulter les agendas de la ville. Bientôt Barques en scène: y serez vous ? Un nouveau café est apparu sur la romantique esplanade qui longe le cours Jean Jaurès. Le garçon nous apprend que le Guinguet, c'est son nom, sera ouvert toute l'année. Ah bon ?

    En revanche, pour ceux qui n’ont jamais mis les pieds au musée Lapidaire, vite vite, vous ne le reverrez plus en septembre. Le déménagement des pierres commence.

     

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    Et pour finir, la ville qui se réinvente , avec la création d'un nouveau magazine Audois, Vague(s), le mag audois qui pense à soi,  où l'on découvre le territoire côté bien-être, côté bonheur. Une vague d'authenticité, d'élégance et de bienveillance. Un projet original et joyeux à soutenir et auquel participer sans modération.

    Sur ce, bonnes vacances à tous !

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    VAGUE (S)

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