• Etranges échos de territoires

     

    Culture de gré ou de force : On commence à le sentir, Narbonne est en train de devenir un point central entre Toulouse et Montpellier. Ah bon ? Mais qui dit cela ? Une adepte de Bascou, créateur de Narbonne capitale de la grande région ? Pas du tout, ce sont les mots de Laure Barthet, conservateur du musée depuis 2015 2016 et dont on entend peu parler. Le travail …

    Côté populace, on a pas l’impression qu’il se passe grand-chose au musée d’art et d’histoire de la ville sauf que « De Monfreid ami et peintre du midi » est devenue une expo permanente. Il paraîtrait que des œuvres possibles de Bernard Palissy seraient en cours d’exhumation mais chut… En tout cas, le musée d’art et d’histoire servira, en novembre, de cobaye pour un atelier musée du 21è siècle. Un musée cobaye ? 

    Un musée qui bénéficiera de l'expérience de Muséomix, structure spécialisée dans la conception d’expériences et de prototypes innovants dans la médiation culturelle. Cool !

    Le journal annonce un apéro au Macar pour découvrir le projet Muséomix. Naïfs, et curieux, nous nous précipitons pour savoir de quoi il retourne. A la terrasse, bondée comme toujours, rien de significatif. A l’intérieur, personne. On s’adresse donc aux serveurs : les gens de muséomix ne sont pas encore arrivés ?

     Quoi ? Muséomix ? Qu’est ce que c’est ? Ils ne sont pas au courant. A la vue du journal, un serveur parcourt la terrasse en demandant, tel un crieur du temps passé : qui c’est, Muséomix ? Et là, un groupe de jeunes femmes dit : c’est nous - et bien merci d’avoir choisi notre café ça nous fait plaisir ! Un autre verre ?

    En parlant avec elles, on comprend vaguement qu’il s’agirait d’une sorte d’animation façon banlieue quartier difficile. Pendant un week end de trois jours, le public serait invité à faire des trucs dans le musée, on n’a pas tout compris, seulement qu’il s’agit de ces projets imaginés par des gens sans imagination, qui confondent culture et communication, curiosité individuelle et marketing. Avec quel argent allez vous faire cela demande un ami ? Euh… Quoi qu’il en soit, il s’agirait d’un projet qui doit permettre, en mode informel, (faut être en mode maintenant, comme des machines) de faire un maillage territorial pour s’approprier le musée en miroir de l’innovation, avec des perspectives très ouvertes, cela peut fonctionner pour tout lieu avec des usagers, qui vont porter un regard sur le musée, etc….

    On en a parlé tout de suite à Edouard… Leclerc. (C’est un copain) et à Decaux (c’est un copain aussi). Ça devrait marcher dans les supermarchés comme dans les parkings qui ont aussi des usagers. Du pur Macron !  

    Ça bougerait, donc. Il faudra patienter pour s’en rendre compte. Ou plutôt gager comme le dit l’article intitulé «  un réseau pour s’emparer de la culture », comme si on n’avait pas assez de terroriste sur le territoire. Gageons donc ! Tout cela restera stérilement confidentiel. Même si nous avons comme une envie d’avoir tort. Ça nous fera les pieds. A moins qu’on ne fasse un procès à tous ces gens pour …entubage culturel !

      

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    César démissionné par le préfet, (les mauvaises surprises de la loi notrE), pour le plus grand amusement de certains, a choisi de rester élu municipal, s'engageant de ce fait dans un long combat contre la loi. Pour rappel, la compétence tourisme est retirée aux communes et transférée à l’Agglo. Un élu municipal ne peut cumuler cette fonction avec une autre du Grand Narbonne. Le prochain maire ne devrait donc plus être à la tête de l’agglo, même s’il est de goche.

      

    L’étrange rocade Est : tout serait fin prêt pour sa finalisation, les travaux recommencent à grand frais, mais personne ne pleure sur le coût de cette construction sans fin. Parait que Viola veut tenter les législatives car il est bon d’avoir un plan de carrière. Ira-t-il au bout de ce chantier titanesque ? On y croit, on tente d'ailleurs de  prendre, de temps en temps cette vieille route mythique, puisqu'en venant de Coursan à Narbonne, pour aller vers Horte neuve, le passage est indiqué; il n'y a qu'à passer en force !

     

      

    Etrange allégeance ? : Il était une fois, un petit cochon, qui souffrait beaucoup sur son territoire. Délaissé par d’autres petits cochons, mieux organisés, qui se prenaient pour des loups. Un matin, il reçut un drôle de coup de fil.

     - Salut mon cochon, écoutes on a pensé à ta situationEtranges échos de territoires

     - C’est toi, cochon plus gros que moi ?

    - Oui oui, c’est moi, cochon plus petit que moi. J’apprends que tu as des soucis, que ton territoire est inondé et défoncé, que tu as construit des maisons que tu ne peux payer, tout cela me fend le cœur, j’ai envie de t’aider.

     - Ah oui, pourquoi ? Qu’est ce que tu en retires ?

     - Eh bien écoute, ce soir tu sais qu’on se réunit pour voter pour la grosse gamelle. Il faut que le grognement soit unanime. Seulement, c’est pas sûr qu’on soit majoritaire, et on a donc besoin de ton vote exceptionnellement pour la remporter, tu sais qu’on a des opposants, des étrangers, qui vont nous emmerder. La gamelle on la partagera entre nous, tu sais comment ça marche non ?  

    - Pas vraiment, je n’ai jamais rien moi ! Pourtant on est de la même famille, on devrait se serrer les coudes, entre cochons. 

     Etranges échos de territoires- Tu as raison mais ce n’est pas si simple. C’est parce que tu vas vers l’Est, et nous vers l’Ouest. On n’a pas la même mentalité. Mais on peut se rencontrer au sud, sans problème. D’ailleurs on est déjà tous au sud. Ecoutes, tu fais entendre ta voix avec la notre et on t’en refile une bonne partie pour remettre ta terre en ordre. Ce sont tes enfants qui vont être contents non ?

    -Faut voir !

     …………………………………

     3 heures plus tard, le petit cochon qui souffrait beaucoup mais commençait à espérer reçut un autre drôle de coup de fil

     - Allo, mon cochon, c’est Cochon au dessus des autres cochons qui te parle. Cochon plus gros que toi m’a fait part de votre discussion. Je pense vraiment que si tu suis notre conseil, ça pourra s'arranger pour toi. Penses à la gamelle !

    - Bon d’accord, répondit le petit cochon. C’est vraiment parce que votre aide sera bienvenue.  

    Et c’est ainsi que le petit cochon, confiant et naïf , fit ce qu’on lui dit. IL ajouta sa voix à celles qui votaient le contenu de la gamelle. L’histoire révéla que celle-ci ne pouvait être partagée que par ceux qui allaient vers le couchant, emportant comme toujours, la Etranges échos de territoiresgamelle. Mais petit cochon continue à souffrir sur son territoire, pareil qu’avant. En plus, maintenant, on le regarde d’un air moqueur.

     Moralités : On ne fait allégeance qu’à son Roi. Le cochon qui se prend pour un loup est un faux cochon. C’est pour cela qu’à Noel, dans les pays civilisés, on le saigne et on en fait du boudin.

      

     

    Le bonnet d’âne du trimestre : un maire des alentours, qui bétonne et enlaidit son village à coup d’implantations économiques hasardeuses et de créations d’emplois précaires a Etranges échos de territoiresrécemment apporté son parrainage à Hollande, le président qui ne se représente pas. Un problème de compréhension ? Une blague de socialo ? Une façon d’exister ? Enfin il est dans le journal (il est même dans ce blog et va peut être inaugurer une série de bonnets d’âne !!) il doit être heu- reux !

     

      

     Un peu plus loin et tout autour, des sons de campagne, des informations étranges

    Dans ce grand territoire, personne n’a trop le moral. Plombée par les médias et le Cac 40, la campagne électorale française offre encore au peuple les mêmes options, sur place à ou emporter ? La gauche ou le nationalisme ? Il serait rigolo de voir toutes les stratégies de trahison et anti démocratiques du hollandisme tomber à l’eau. Il serait encore plus rigolo de constater que le peuple français vote pour la pure finance, qui avance à visage plus que découvert, avec ses petites dents pointues ! Votons français, votons Dupont Durand !

     

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    Président des morts jusqu’au bout, voilà le manipulateur qui nous a servi de président qui vient nous parler de l’unicité de l’Europe et patiti et patata. Après avoir accepté qu’Erdogan fasse meeting sur les terres Française, juste après que l’Allemagne l’ait interdit. Un type  fait pour être adjoint du préfet de Tulle ou sous-président de la commission des fêtes du conseil général de Corrèze, certainement pas président de la République.(Pasqua) et  tout juste bon à déposer des gerbes ici et là sous la pluie. Normal 1er a reçu en septembre 2016, le prix du plus grand laquais d’Etat. Depuis, l'Elysée s' est vidé petit à petit...

     

    Tandis que, sollicité par la Guyane abandonnée, qui est un département (973) - ou on manifeste cagoulés, le visage caché, c’est la nouvelle mode, on se déguise en bandit ou en voyous - peuplé de trop de basanés pour être pris au sérieux par le chantre du pas d’amalgame, qui lui répond par le mépris et le silence. Après tout, ils n’ont pas été gazés par Bachar. Hollande* ne s’intéresse aux négrillons que quand ils s’appellent Théo, sont capables de salir la police, (ou de tenter de la tuer) de détourner de l’argent, de foutre les banlieues à feu et à sang, d’exacerber la haine. Émeutes complaisamment « comprises » par spécialistes et journaleux. Théo est il en prison ? Non, on lui donnera peut être la légion d’honneur.

    Territoire agité : Des kurdes qui se battent contre des afghans, des turcs qui se battent entre eux pour cause d’élection en… Turquie, des « jeunes » qui se battent contre la police, des supporters qui tabassent des joueurs, des candidats qui ferraillent par meeting interposé… Tout le monde se bagarre en France, sauf les Français !!

     

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    Clochermerle : 500 000 cartes électorales envoyées en doublon aux mêmes personnes ? On peut déjà tabler sur 500 000 abstentions. Les élections n’ont même pas encore eu lieu que les résultats sont déjà faussés ! Le problème sera solutionné en 2019 d’après le ministère de l’intérieur.  Ça rappelle une certaine primaire…

     Hé oui, c’est le candidat Hamon qui l’affirme, « nous sommes des gens gentils, nous sommes de Sincères Socialistes ». Les S.S. Prometteur ! Eux aussi prônaient un certain socialisme.  (Entendu sur France info le mercredi 5 avril)

    Vivent les femmes ! Pendant que Marine le Pen explique à l’inutile Pujadas qu’il faut expulser tous les les fichés S pour éviter l’horreur et que le journaleux lui réplique qu’ils sont utiles aux enquêtes, un fiché S sème l’horreur sur les champs Elysées. On est en guerre parait il mais la fermeté est mal vue par ce gouvernement moribond. Il parait que c’est de l’outrance dans laquelle on pourrait tomber. Il vaut mieux montrer que les tueurs ne nous intimident pas, s'asseoir aux terrasses de café, tout plutôt qu'annoncer "nous vous mettrons hors d'état de nuire".

    En boucle et en vain on entend gloser, broder de petits bonshommes sans envergure, ou réactivité, ou intelligence, versant au passage leur petite larme hypocrite sur les victimes, pendant que d’autres petits bonshommes, monstrueux , ne disent pas un mot, mais tuent.

    Qu’il s’habille en prada ou en burqa, le diable est plus que jamais hyperactif.

    Entendu à la radio le 19 avril : 10% de la population française sont atteints de troubles mentaux.

    Beaucoup d'échos donc, qui ne sont que prises au piège d'une ambiance délétère, aigreur et subjectivité populaire, angoisse diffuse et sentiment d'impuissance.

    Revenons à la vraie vie, et renouons avec la beauté, à l’office du tourisme s'exposent les envoûtantes et soyeuses peintures de Jean Luc Monié, dont on se demande pourquoi elles se cachent là.  Bien sûr, c’est parce qu’il n’y a pas assez de salles d’expositions à Pulcherrima. Et que les panneaux d'affichage servent à nous montrer le personnel municipal**.

     

    Etranges échos de territoires 

    Abstraction lyrique, à l’office du tourisme, jusqu'au 30 avril me dit on, et qui a accompagné  l’évènement « Ma vigne en musique »

     Qui fut L’évènement d’Avril : c’était un dimanche passé enchanteur, tendrement lumineux, aussi léger que ces jeux d’eaux de Ravel interprété par Jan Zielinski. Un jeune interprète d’une sensibilité ténue encore, mais surprenant de maturité sur la poésie de la partition et le déroulé du chant mélodique. Avec en contrepoint, l’exquise présence d’une demoiselle et d’un arbre de la paix, signés Antony Duff.

     

    Etranges échos de territoires

    photo : Antony Duff

     Ma vigne en musique est un évènement qu’il faudra suivre sérieusement l’an prochain. Incontournablement. Crée par Cyrille Guillotin, pianiste concertiste.

      

    Poète gastronome : deux asperges entourées de lard fumé, une purée de carottes accompagnée d'une bavette du marché mais surtout, surtout, un voyage en quatre quart, fondant, avec un rien de croustillant sur les bords, fait de farine du pays de Sault, d'œufs de ferme, de beurre de Thézan des Corbières et de fraises d'Argens Minervois. En face du Musée Lapidaire, un régal purement local, et un gout de nostalgie.

    Ah ce Célestin, c'est quelqu'un !

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    * il s'agite beaucoup en ce moment

    ** cliquer pour découvrir le personnel municipal. Etranges échos de territoires

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  •  Areva, mauvais sort, que fais tu dehors*?

    Des petites hauteurs de Moussan, on distingue au loin, par le biais d’un regard de myope confirmé, comme une ravissante petite ville, tranquille, toute blanche, délicatement enfouie dans la verdure.

    C’est Malvési, lieu maudit, usine atomique spécialisée dans le traitement de l’uranium du monde entier, unique structure industrielle du coin, vital pourvoyeur d’emplois, + - 200 employés, inévitable pollueur de tout son environnement, - L'ensemble des eaux rejetées par l'usine alimentent le canal de Tauran, (où l’on peut souvent voir deux hérons) qui se déverse dans le canal de la Robine, traverse le centre-ville de Narbonne, puis se jette dans l'étang de Bages-Sigean**- site Seveso 2, radioactif à 6 km à la ronde, si ce n’est plus ou moins, 200 hectares dont 20 ha de bassins , 350 000 M3 de liquides douteux, appelés effluents, +- 1 000 000 m3 de résidus radioactifs. Quelques accidents depuis 1959.

    Un lieu dilemme. Enorme. Toxique. Effrayant. Mais aussi, un extraordinaire fleuron de technologie et d’entreprises spécialisées.

     

    Areva, mauvais sort, que fais tu dehors*?

    12 bassins de rétention, avec des noms vitaminés, de stockage, décantation, d’évaporation, etc. …

     

    Areva, mauvais sort, que fais tu dehors*?

    Des eaux bleues, apparemment inoffensives... Source image : sortir du nucléaire

      

    Ce 6 avril, un conseil municipal dit informel a tenté, après avoir validé, (septembre 2016) puis remis en cause, le projet de Traitement des Déchets Nucléaires, (mars 2017), de redéfinir un semblant d’approche politique du dossier Areva, société qui gère le site et doit traiter les déchets nitratés qui s’accumulent et débordent à Malvesi. Le procédé retenu à mis en branle Covidom, Eccla, Rubresus, associations de défense de l’environnement qui ont alerté les pouvoirs publics, organisé des réunions et des manifestations et obtenu plus de 5000 signatures aux pétitions mises en œuvre.

    Ils ont ainsi réussi à remplir la salle des Synodes : De Cuxac, de Moussan, de Coursan, ils sont venus. Très très peu de jeunes, voire d’enfants, qui seront pourtant les héritiers des décisions prises bientôt. Plutôt des adultes, de 40 à 70 ans, inquiets : on parle d’incinération de déchets, d’une cheminée de 30 mètres de haut d’où sortiraient des vapeurs mortelles, d’Areva qui nous traitera en cobayes avec un procédé expérimental et qui est évidemment absente, à cause de l’impossibilité de participer à « une réunion publique afin de respecter la procédure en cours».

    Cette société a l’intention –nécessaire- de transformer les résidus résultant du traitement (partiel) de l’uranium via la construction d’une petite usine, où sera utilisé un procédé spécial de Traitement Des Nitrates (TDN) nommé THOR (Thermic Organic Réduction = réduction organique thermique), via des réunions diverses et nombreuses et des tas d’autorisations qui sont en cours d’obtention. Mais les associations veillent, ainsi que le public et les élus, et la construction de la résistance, des réunions, des pétitions et des non autorisations sont aussi en cours d’obtention.

     L’heure est grave, dramatique, il en va de notre avenir sanitaire et environnemental.

    Bon alors de quoi s’agit il ? Tentons de découvrir, de notre mieux, Malvesi en toute poésie :

     Dans ce lieu, le yellowcake, qui est un gâteau jaune de minerai d’uranium est décomposé pour obtenir de l’uranium, traité ensuite pour obtenir du tétrafluorure d’uranium, traité à son tour (ailleurs qu’à Narbonne) pour devenir un super combustible nucléaire. Il se présente sous forme de cristaux verts émeraudiques, nommé « sel vert. »

     Le nitrate d’uranyle s’acoquine avec plutonium, americanum 241 et technétium 95 pour donner cette teinte azurée à l’eau usée des bassins dont les déchets radioactifs s’évaporent tranquillement. Et si on n’y voit pas surnager les isotopes issus de l’uranium de retraitement, c’est parce qu’il est fluorisé, pour devenir ce tétrafluorure d’uranium, par l’acide nitrique, l’ammoniac, l’hydrogène et deux ou trois autres copains. Quant au Diuranate de Sodium, qui compose en grande partie le yellowcake, il subit quotidiennement les attaques de l’acide nitrique, en un combat épique qui se décrit ainsi : 

     Na2U2O7 + 6HNO3 → 2(UO2(NO3)2 + 2NaNO3 + 3H2O

     Ce tétra truc est exporté pour 27%, le reste allant dans l’industrie atomique du pays. (Centrales nucléaires et bombes atomiques) Mais le résultat final, et qui nous concerne, c’est qu’il nous laisse plein de cochonneries, résumées sous le nom de nitrates, qui se retrouvent dans les eaux utilisées pour le processus. Vous suivez ?

    Le procédé TDN à 80 millions d’euros

    Le traitement consiste à cuire à feu doux (850 degrés), dans un four à charbon de bois, les résidus des bassins pour en décomposer le nitrate en azote gazeux et en oxyde d’azote. LeAreva, mauvais sort, que fais tu dehors*? liquide deviendra gaz, chose légère, aérienne, probablement d’un blanc pur, mais hautement polluante.

     

    Cette cuisine parait d’autant plus moyenâgeuse qu’il s’agit, d’après Covidom, d’un procédé expérimental, testé au Colorado avec succès 8 jours durant sur une solution synthétique. Une expérience virtuelle en somme, qui n’a aucun rapport avec les produits réels sis à Malvési. D’où la juste inquiétude des habitants et des associations de veille. Car il s’agirait ni plus ni moins, d’une forme d’incinération, productrice de fumées toxiques, mot qu’Areva réfute formellement. (D’autant que la règlementation sur les rejets d’incinérateur est plus stricte que les rejets par traitement thermique, expression que préfère utiliser la société ; qui doit faire elle-même les règles, fixer les taux etc…, ne croyez vous pas ?) Et qui doit savoir faire la différence entre bouillir, cuire, incinérer, traiter thermiquement, tout en combattant les arrêtés préfectoraux pour obtenir des seuils d’émissions plus élevés.

     

     Areva, mauvais sort, que fais tu dehors*?

     Ce qui pourrait sortir de la cheminée : un sacré cocktail !  

     

    L’impact chimique et atmosphérique du Traitement Des Nitrates 

     16 000 m3 de fumée pour 1 m3 d’effluents traités, 40 000 m3 de gaz par heure qui seront vaporisés vers Narbonne, le Cers soufflant plus souvent que le marin. Une fumée composée d’oxyde de souffre et d’azote (28 000 kg/an ), de particules fines diverses (benzène, dioxines, ammoniac, radon) qui s’élèveront en délicates volutes jusqu’à nos organismes et provoqueront cancers et mutations,  empoisonneront vignes AOP et cultures maraîchères, jusqu’au moindre brin d’herbe.

     Areva, elle, dit en substance, le contraire. Ce sera de la fumée propre ! 

     

    Areva, mauvais sort, que fais tu dehors*?

     

    Mais n’avons nous pas déjà la paille au cul et le feu dedans ? Ne subissons nous pas déjà la pollution provenant de Malvesi ?

    L'EDN, La solution alternative évoquée par Rubresus et Maryse Arditi

     

    EDN, pour Extraction Du Nitrate. Il s'agirait d'extraire le nitrate au lieu de le détruire (des liquides des bassins) par un solvant pour obtenir de l’acide nitrique (c'est de plus en plus gai) qui peut être utilisé dans le circuit industriel de Malvesi. Cette technique est d’ailleurs utilisée par l’usine. Cette solution évite une combustion du charbon et diminue la diffusion de composés volatiles et permet moins d’utilisation d’eau.

    Il resterait alors des effluents dénitratés qui pourraient être concentrés, stockés et enterrés sous forme solide et sous du ciment. Une solution plus « écologique », selon Rubresus, par la voix d’André Bories.  

    Maryse Arditi, docteur en physique nucléaire, engagée écologique, qui estime qu’il faut traiter les nitrates et que les déchets traités devraient rester sur le site narbonnais, se fait hu- er, ceux de Covidom estimant qu’elle donne son accord au procédé THOR. Et après qu’elle ait expliqué que Lafarge ciments émet en 4 semaines autant de produits toxiques qu’Areva en un an, la perplexité gagne quelques secondes. Cimenter signifierait-il que le remède est, fabriqué en amont, aussi toxique que le mal qu’il doit réparer ?

    L’intervention d’Yves Lenoir, spécialiste dans tout ceci, confirme les explications d’André Bories, et précise qu’Areva dans son étude ne dit pas que le traitement des nitrates provoquera des émissions de radon, un produit très toxique. Areva nie le fait (dans la presse)

     Il faut donc se battre, se mobiliser pour que l’atmosphère ne deviennent pas un composé dont l’oxygène soit un élément mineur

    Les conséquences sanitaires sont soulignées par le docteur Mariette Gerber en un discours passionnant mais très technique, dont le résumé est : nous sommes foutus si nous continuons à vivre dans le coin. Les enfants seront malades, on ne pourra plus fumer sa clope dans un air pur, ce sera le Mordor.

    C'est donc un sujet et un projet nu-clé-aires dont la complexité cause un effroi certain. Une complexité qui échappe aux habitants, aux élus, aux organismes chargés de comprendre et d’évaluer son efficacité et ses conséquences. Et peut être même à ses initiateurs. On sait bien que tout marche cahin caha, et des fois par miracle. Comme on ne peut compter sur le miracle comme procédé industriel, on ne peut que faire confiance aux procédures sécuritaires que s’impose (on l’espère) Areva.

     Et malheureusement, parce que tout cela nous dépasse, là ou un maire, un président d’interco, un préfet, etc… pourrait avoir le pouvoir de dire : NON ! ON NE VEUT PAS DE CELA ! une sorte de résignation bienvenue imbibe la pensée : il faudra bien laisser faire ceux qui savent !

    (D'ailleurs, y a t-il un laboratoire de recherche nucléaire à Narbonne, une école spécialisée sur le territoire ? Une attention des hommes politiques portée sur le fonctionnement des entreprises du territoire ?)

     

    Areva, mauvais sort, que fais tu dehors*?

     Malvési, à l’heure vespérale

    Pas de débat ce soir mais une réunion fort intéressante même si l’on n’a pas tout compris. C’est souvent ainsi. De toute façon, la plupart des gens ont perçu, de façon diffuse, le danger, car oui, le vent dispersera tout ce cocktail de cheminée d’usine sur Narbonne et ses environs et  empoisonnera tout.

     Quelques trublions crient : il faut sortir du nucléaire ! le nucléaire c’est pas sain, à dégager ! D’accord. Mais il convient de savoir si nous avons une énergie de remplacement viable pour sortir du nucléaire ; installer une ou deux éoliennes sur sa commune pour toucher 30 000 euros l’an est plus un projet de rente économique qu’un projet de développement énergétique. Quant au solaire, il semble encore aussi peu satisfaisant que l’éolien !

     Areva, mauvais sort, que fais tu dehors*?

      

    Intervention politique de Sabine Flautre, très applaudie, qui ne se félicite plus qu’Areva traite les déchets, mais s’inquiète de façon écologique. On apprécie que nos élus inhalent un peu de chimie et comprennent qu’on ne peut valider une décision d’Areva sans réflexion ou discussion, même si cela ne sert pas à grand-chose, même si l’Etat est l’actionnaire principal d’Areva pour 87%. On salue surtout le travail admirable de ces vigilantes associations qui s’emparent du sujet et permettront, peut être, des recherches alternatives par Areva, demain ou après demain. C’est sans doute cela, l’intelligence sociale et citoyenne.

    Je ne vous ferai pas grâce de l’intervention de Bascou, ce mauvais gestionnaire de territoire qui se fout de tout et n’écoute rien, mais est capable de causer la stupeur en demandant, après deux heures d’explication du sujet : comment les déchets vont-ils être traités ? Et de son air profondément ennuyé quand les explications reprennent. Au piquet !

     Pour finir, rien à voir mais un peut tout de même, les absents : Bouisset, Sandragné, Lamy, Malquier, Baucis, Déjean, Parra, Puybareau, et 2 ou 3 autres dont j’ai oublié le nom. Et aussi, dois-je le dire ? Allez, je ne résiste pas, au nom de ceux qui ont voté pour eux, Péréa et Ripert, élus font national. Phagocytés par Areva. Informellement vôtres.

     

     

    * Titre emprunté à Fred Vargas, auteur de romans policiers. Dans « L’homme aux cercles bleus »

    ** Wikipédia

    Pour se documenter façon pointue et voir de meilleures images:  ECCLA, RUBRESUS, AREVA

     

     

      

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  • Ma ville, chic, cultivée

     La Poudrière abrite toujours des expos de courte durée. il n'est pourtant pas trop tard pour jeter un coup d’œil ce week end, aux objets exposés par des artistes et artisans d'art, qui participent aux journée européennes des métiers d'art. Les Karlingueuses, qui fabriquent des objets du futur y sont, Manon Damien, Myriam Hubert et Alexia Carmona aussi. Avec Ernest. Et si ce n'est lui, c'est donc son frère ! Sacs à main en cuir, bijoux, objets de décoration, la salle d'exposition est carrément chic !  Jusqu'au 2 avril, date à laquelle les quelques 17 exposants vous ouvriront leurs ateliers.

     

    Ma ville, chic, cultivée Ma ville, chic, cultivée Ma ville, chic, cultivée

    Plus d'infos à la Poudrière même.

     

    Ma ville, chic, cultivée  

    Cultivée dès le 6 avril  (vernissage le 5 à 18h30) avec une exposition du peintre et aquarelliste Gérard Kerlidou dans des Variations orientales.

    Yves Naz, du cercle des algérianistes, conférencier talentueux et bourré d'humour viendra, tel une cerise sur un gâteau parfaire l'expo avec une conférence sur l'orientalisme, conférence ou on ne baillera pas d'ennui, promis ! Et le mercredi 12 avril à 15 h, c'est Yves Barthes qui vient ajouter une touche en lecture et poésie (oui, il y a des gens qui adorent ça !)

    Une exposition bien entourée donc, jusqu'au 20 avril. A la Poudrière.

     

    Ma ville, chic, cultivée

     

    Photo Ernest : Alexia Carmona

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