• Ma ville...de petits migrants

     

    Ma ville...de petits migrants

     

    Ils sont là, bien visibles, chaque jour plus nombreux. Ivoiriens, Guinéens, Maliens et Sénégalais, uniquement des garçons bien sûr, sont regroupés là. On les a vus dès le printemps 2016, marchant en petits groupes, cornaqués par des animatrices les emmenant au théâtre, au musée, à la  médiathèque, ici et là. Où à l’heure des repas, certains arrivant à pied, d’autres en voiture, campés des journées entières devant la MJC, désœuvrés. "Il va bientôt falloir leur construire des cases là", dit une passante, fatiguée de ce spectacle permanent.

    Si le phénomène date des années 80, c’est surtout depuis l’arrivée de masse des migrants en 2015 qu’on commence à le visualiser hors des capitales. Une petite ville de province, comme de nombreuses autres, voit arriver progressivement de nouvelles composantes de sa population.

    Voici Boubacar, bientôt 18 ans, arrivé du Mali par Motril, Espagne, un voyage de 2 mois, depuis 3 mois à Narbonne ; et Abou et Mohammed ((Sénégal), Servais (Guinée), que des noms à coucher à la MJC, où ils sont une vingtaine, eux aussi, disent-ils, arrivés par la mer.

    Ils ont l’air interchangeables, mais ce ne sont pas toujours les mêmes, à bien y regarder. Certains sont là depuis 2 mois, d’autres une semaine. En réalité, il y a bien deux ans que la MJC héberge et nourrit ces  « petits » migrants, MJC dont la nourriture leur plait beaucoup.

    - C’est vrai ? Ce n’est pas trop dépaysant cette nourriture, car ici on mange beaucoup ? - Non non, c’est bon, on aime bien.

    Pour ceux qui n’ont jamais été en Afrique, dans une famille africaine sans revenu salarié, un repas par jour est souvent la norme, même quand le pays n’est pas en guerre. Quant à dormir dans des draps fraichement lavés et repassés, n’en parlons pas.

    René, comme les autres, commence par me dire qu’il est Sénégalais,

    - Ah oui, tu ne parles pas comme un Sénégalais ? -  Oui, non, je suis de la Côte d’Ivoire - alors comment ça va en Côte d’Ivoire, je connais un peu ?- Ah, ça va très bien merci, répond il, tout comme si je demandais des nouvelles de la tante Eliane.

    - Le pays ne te manque pas trop ? - Non non, ici c’est mieux !

    - Pourquoi ?- Oh, c’est tranquille, ici c’est propre, ça va quoi !

    - Comment es tu arrivé à Narbonne, pourquoi cette ville là ? Connaissais-tu déjà quelqu’un ici ?

    - Non. C’est parque que le contrôleur m’a fait descendre là car je n’avais pas de billet

    - Et toi ?

    Pareil ! Les 5 jeunes gens avec qui je tente la discussion m’expliquent qu’ils ont pris un train au hasard, depuis l’Italie, ou l’Espagne, et que le contrôleur les a fait descendre à Narbonne. Tous les 5 ont 16 ans, entre 18 et 22 ans ! Des gosses surgis de nulle part, un beau matin à la MJC. Ils ne diront rien de la façon dont ils sont arrivés dans cette ville qu’ils apprécient beaucoup parce qu’elle est grande mais pas trop. Je n’insiste pas, je suppose qu’il y a des filières, puis des organismes chargés de répartir ces milliers « d’enfants » perdus sur tout le territoire et qu’ils n’ont pas forcément le choix du lieu où ils seront pris en charge, le seul but du voyage étant « l’Europe »d’abord, l’intégration bien après, ou jamais.

    Leur situation actuelle parait bien enviable ! Pas de charges, pas d’inquiétudes, Voire !

    -Alors que faites vous, on vous voit souvent assis devant la MJC, vous n’êtes pas à l’école ? En formation ?

    -Si, on va à l’école, on est à l’Arche* (???) On apprend le français. - Seulement le français ? - Oui.

    - On nous donne des vêtements et des chaussures mais on a pas, me dit Boubacar, d’argent de poche. Des fois on s’ennuie un peu mais ça va…

    Aucun Soudanais ou Afghans (guerre et famine) parmi ceux là, qui affirment être Maliens, (zone de guerre) Sénégalais d’après leurs dires, plutôt des réfugiés économiques, des aventuriers comme on les appelait, au Congo, en côte d’Ivoire ou au Cameroun dans les années 80. Peu causants, méfiants, ils tiennent le même discours laconique, racontent la même histoire.

     Ma ville...de petits migrants

     

    Tous ensemble, dans la même direction…

     

    Les « encadrants » sont tout aussi discret : une des animatrices que je croise à la MJC me répond d’abord : je ne peux pas vous dire grand-chose. Je suis chargée de vérifier leur moral et leur bien être. Mais vous pouvez leur parler.

    -Alors, comment se sentent-ils, pas trop perdus ? Elle secoue la tête d’un air désolé et circonstanciel. - Ce n’est pas facile. Ils savent quand même qu’ils ne sont pas très bienvenus.

    Mais combien sont- ils à Narbonne ?

    Pas de réponse claire, à la MJC ils seraient une dizaine, j’en compte 13, c’est à peu près ça.

    - Ils sont tous mineurs ces gamins ? - On sait qu'ils ne sont pas tous mineurs, m'affirme  en filigrane l'animatrice, mais l'administration elle ne le sait pas. Elle tente de faire des enquêtes sur leur origine (pays, famille, âge) pour leur accorder le droit de rester sur le territoire. Ils ne sont pas tous en cours parce qu'ils arrivent en cours d'année, - donc ce ne sont pas les mêmes que le mois dernier ? - Si ce sont les mêmes...

    Ce ne sont pourtant pas les mêmes. Et comment connaître l’âge d’un individu quand on ne le regarde à peine ?

     

    LA NATURE DE L ACCUEIL (obligation, impuissance, paternalisme, délire ? )

     

    Lointaine administration, dont le rôle est de loger d’urgence bien sûr, et de tenter de vérifier âge et origine. Un travail de titan quand on sait que la plupart des Africains vivent sans papier sur leur continent, sont souvent en peine de donner leur date de naissance, ou encore utilisent l’identité d’autrui. Mais l’administration l’ignore aussi. Elle ferait bien d’embaucher des africains pour faciliter l’accueil.

     

    Le paternalisme : Salut Ali, (17 ans, Malien), je te présente Mamadou qui vient d’arriver annonce une jeune animatrice. Les deux garçons se mettent à discuter tout comme s’ils se connaissaient. L’animatrice interrompt l’échange et dit :  oh mais ali il est gentil, il est gentil Ali ! Et là, on s'attend presque à entendre Ali faire ouaf ouaf et remuer la queue !

    Voilà un rapide aperçu d’un certain esprit du néo colonialisme intra muros qui s’exerce (pas la peine d'aller civiliser le bon nègre chez lui, il est ici) : on le traite comme un petit caniche (qu'il est peut être ) on le traîne au musée, dont il se fout comme de son premier pagne et on lui parle comme à un demeuré, (qu'il est peut être ). Honteux, ridicule, banal !

     

    La sournoiserie : Difficile, voire impossible d’accueillir l’étranger chez soi. C’est le rôle des départements qui les « dispatchent » ici et là, et d’associations comme la cimade, le cada, etc.  associations généreuses peut être, mais débordées, dépassées, n’ayant aucun pouvoir autre que celui de gestionnaires de "flux".

    Le citoyen, à moins d’être accrédité « presse » n’a droit à aucune information qui est distillée au compte gouttes. Mais quand le maire d’un village de la haute vallée vous raconte qu’un coup de fil du préfet lui annonce qu’un bus de migrant arrive dans son petit village et qu’il doit les loger dans la journée, on comprend que cet accueil est mené de façon sournoise et imposé. Il n’y a pas de ligne gouvernementale claire pour ce problème autre que l’accueil à la sauvette, en urgence. Les habitants n’ont plus qu’à se trouver devant le fait accompli. On ne fera pas appel à leur bon cœur ou à leur bon sens. Et c’est ainsi sur tout le territoire. C’est ainsi qu’on exacerbe rejet et défiance envers les étrangers et les politiques.

    Pour eux, dit une observatrice, la France c'est ça : nourris, logés, vêtus, sans obligation particulière puisqu'ils sont mineurs.

    Une commerçante : - Ca y est, les migrants arrivent chez nous ! J'en ai vu dix ! Des soudanais ! Vous les avez vus ? Et on les loge à l'hôtel de Paris ! Et ils sont habillés comme des princes !...
    - Je les ai vus, oui. Devant la MJC. On aurait plutôt dit des rappeurs, ou pire, des touristes. - Mais vous vous rendez compte,  ils vont jamais bosser !   Mais qu'est-ce qu'on fera quand les autres arriveront ?

    - Mais, on en fera des ministres, Madame.

    La fraternité et la solidarité ? Elles sont réelles, certes,  notamment chez les individus qui se dévouent pour l’accueil des migrants, mineurs ou non; tentant de leur fournir vêtements, chaussures et autres choses utiles. Les actions comme celles  Welcome to Migrants in PO, sont explicites et existent sur tout le territoire. 

    Des solidarités ou des élans qui, chez d’autres, malheureusement passent de plus en plus par des voies étranges. Surtout par le discours.  Ainsi, après le démantèlement de la jungle de Calais qui comptait 10 000 migrants, l'argument à la mode chez les discoureurs; d'abord opposés à cette destruction,  était que si chacune de nos 36000 communes accueillait 1 migrant, tout irait bien ! Ou des voies mensongères ou répugnantes. Comme ces "excellentes opportunités économiques" à venir évoquées par des hommes politiques mafieux.  Comme encore cet esprit de repentance et de flagellation personnelle qui occupe les cerveaux de beaucoup, faisant de tous des responsables de la misère. Et pourquoi ne pas mettre en cause et à contribution toutes ces compagnies minières qui causent pillages, misère, guerres, perpétuant ce colonialisme décrié par tous ?

     

    La discrétion : Un sujet secret défense, dont ne parle pas, on ne sait pas pourquoi. Quoi que les choses soient en train de changer. Et quand l’indépendant d’ici publie un petit article sur le sujet, (6 juin 2017 ) il l’illustre hypocritement avec la photo d’un tout petit garçon, son doudou dans le dos, un pov' petit bout de chou ! On adore cette photo qui résume tout à fait la vision de l’autochtone sur ce phénomène : ne rien voir, ou le renommer,  le rendre sans rapport avec la réalité !

    Ma ville...de petits migrants

    Mineur isolé vu par le journal d’ici : la première rentrée des classes 

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    Mineurs isolés non vus par le journal d’ici : la marche des grands gaillards

    Là comme ici, ceux qui sont accueillis sont posés là, battant le bitume, occupant l'espace . Ne se liant pas particulièrement avec l’autochtone (non ne criez pas), et gardant ses distances. Par prudence, par peur, par indifférence aussi, parce qu’il est laissé dans son coin…

    Combien sont arrivés à Narbonne ? A la MJC comme à la maison de l’Enfance, on refuse de me répondre, mais je peux compter : près de 150 jeunes depuis septembre 2015, répartis entre la maison de l’Enfance, la MJC, les hôtels. Certains ont déjà quitté Narbonne, d’autres arrivent. Un ballet qui se déroule dans une parfaite et/ou apparente indifférence, des jeunes quasi livrés à eux même entre deux repas. Ne manifestant pas de curiosité particulière pour leur environnement, sauf peut être pour le stade de foot pendant que les boboss glosent stérilement sur  ces chers- migrants qu’il –faut-accueillir –car –la –France- est- une- terre -d’immigration-nous-sommes-tous-des- immigrés-etc...  sans jamais en inviter un seul à leurs bavardages, sans jamais leur proposer quoi que ce soit, ni pique niques ni rencontres, ni lieux d'hébergement puisque c'est le rôle de l'État, que les animateurs rasent les murs et refusent de vous parler (les consignes étatiques) , et que les habitants ne les voient pas, tout simplement.

     

    LES CAUSES ET CONSEQUENCES

     

    Pourquoi cet afflux qui se déroule depuis plus de quinze ans ? "L'Afrique Noire est mal partie" écrivait René Dumont en 1962. Mais aujourd'hui, même en canot,  elle arrive certainement. Les « spécialistes » peuvent évoquer la surexploitation du continent noir, la misère endémique, l’incurie politique et la complicité des pouvoirs africains avec les artisans du sous développement. L’attraction européenne est réelle. L'Europe est encore une "enclave" privilégiée, où les gens chient dans de la porcelaine et dans de l'eau potable**. Où on donne les allocations et où on a de l'eau chaude. Ils savent tous qu’arriver en tant que mineur peut permettre d’obtenir la nationalité après 3 ans passé sur le sol français. Très au fait du droit international lié à l’enfance, hyper connectés, reliés aux amis et connaissances qui ont déjà fait le voyage, connaissant, eux et leur famille, tous les atouts dont ils peuvent bénéficier malgré les horreurs et les risques du voyage, ils n’hésitent pas à partir : leur chance, c’est d’être là. Leurs familles viendront ensuite… 

    Et tant pis si l’on ne veut pas vraiment d’eux. Ils arrivent et demandent : où je vais dormir ? Des conditions qui expliquent leur apparente passivité et leur méfiance de l’autochtone. Bref, les petits sont là, il faut les accueillir correctement parce que 1) c’est la moindre des choses, on a pas le droit de rester insensible, 2), ils sont là pour rester, 3) ils connaissent leurs droits et savent que de merveilleuses femmes blanches et de vieux croutons blancs sont là pour les aider :
     

    Ma ville...de petits migrants

    l'indépendant carcassonne septembre 2016

    Tags : Mineurs, droits, enfance, école, on reste ici, paomi, paris 2015

    Autre cause, moins souvent évoquée, le dépeuplement de l'Europe, conséquence du faible de natalité.  Une immigration (dite migration de remplacement)  est donc , d'après les rapports des Nations Unis, nécessaire, inévitable, inexorable. ICI avec lien afférent.

      

    Mineurs ou majeurs, car ceux là aussi viennent nombreux à la recherche d'une vie meilleure, ils auront besoin de femmes, de sexe, de travail, personne n'en parle. Sujet tabou. En attendant, ils inspirent Nathan qui crée la consternation (très pratique à évoquer, la consternation avec tout le blabla inutile qu'affectionnent les prescripteurs) avec son exercice de maths, que je vous invite d'ailleurs à résoudre, pour vous changer les idées et parce que les maths c'est sympa*** :

    Ma ville...de petits migrants

    Bien entendu, Nathan s'est excusé pour ses mathématiques politiquement incorrectes et a retiré l'exercice du monde N dans R des suites numériques...

    Un mouvement continuel  : Le phénomène n’est pas prêt de s’arrêter et devrait faire la joie des sociologues et ethnologues futurs. Malgré les millions versés aux gouvernements africains lors d’ "accords" pour tenter de retenir les enfants au pays, à bas bruit, des « enfants » arrivent par milliers : 8000 en 2008, 9000 en 2015 d’après Eurostats, et coûtent individuellement à l’état, en fonction des centres d’accueil, de 90 à 350€ par jour. Parmi les partants, beaucoup n’arriveront jamais, victimes de rapts, de prostitution, de meurtre, de trafics d’organes, de noyades… Et, parmi les arrivants, certains dorment à la belle étoile, dans des départements et des villes, comme ici à Gap, qui ont financièrement de plus en plus de mal à les accueillir dignement. Alors, bénévoles et Paroisses s'occupent de les loger quand ils le peuvent. 

    La France et l'Allemagne, pays hautement habilités à reconnaître les victimes de guerre de ceux qui n'en sont pas se proposent maintenant d'aller les chercher, appliquant une méthode infaillible : mettre à l'avance des cautères sur les jambes de bois du futur...

    Le 21è siècle sera donc pour l’Europe celui de l’accroissement de la population masculine, le temps où le migrant est définitivement un migré, l’heure d’échanges nouveaux avec les pays où guerre et désolation sont portées, et/où gisent des grandes richesses minières.

    Quoi de plus palpitant en effet, que d’étudier les changements mondiaux de population en temps réel ?  Et d’en déduire de nouveaux fonctionnements, de pronostiquer de nouvelles formes sociales, loin de ce que l’on connait aujourd'hui. Bien avant nous, d'autres peuples ont connu ces exodes. Certains tirent déjà leur épingle de ce jeu sous couvert de solidarité et "d'éducation économique" comme  décrit ici,    Sincérité, idée neuve ou nouvelle méthode d'intégration qui se retournera contre l'accueillant ? C'est si difficile, et trop tôt pour le savoir, car nous ne croyons pas assez en l'humain.

    Et d'autres, les migrants eux mêmes, tirent ICI leur épingle du jeu ! 

    On verra peut être fleurir de plus en plus d'initiatives de ce genre : devenir vigneron, commerçant, employé de mairie, etc...ou tout simplement, cela a déjà commencé, on entrera dans une économie d'esclavage où l'africain et partant, l'européen sera un outil de travail moins cher qu'en Inde ou au Pakistan. L'Europe sera alors vachement concurrentielle !! 

     

    QUE DEVIENDRONT ILS ?

     

    Ma ville...de petits migrants

    Attente – espoir – isolement toujours

     

    Qui s’en soucie finalement ? Ils viennent du sénégal, où tout va mal, du mali ou c'est pas joli, du soudan où meurent les enfants, d'Afrique où c'est toujours épique...

    Dans ce pays où les enfants des expatriés Africains (Maghreb, Afrique noire) s’éloignent de ce qui fait l’identité française, refusant une intégration/assimilation qui ne s’opère d’ailleurs plus, que deviendront ces mineurs ? Se retrouver ont-ils prisonniers de leur communauté, de leur croyance, se contentant d’un confort sans pareil à ce qu’ils ont connu au pays . Quelle vie sexuelle, amoureuse, professionnelle pour ceux, qui arrivent ?

    A Narbonne, à défaut d’école ou de formation, ils s'entrainent au stade, et trouvent déjà un lieu de rassemblement et de réconfort à la Mosquée. Car ils sont en majorité musulmans. Ce qui maintiendra entre eux et le pays qui les accueille, une bonne distance intellectuelle. Il ne faut pas se faire d’illusion.

    Ma ville...de petits migrants

    photo cbc

     

    Un certain Angelino Alfano, ministre italien, proposait dernièrement de les faire travailler sans salaire.  Ici, on voudrait plutôt leur permettre de vivre comme des enfants, en sécurité, à l’école ou en apprentissage pour qu'il puissent pratiquer des métiers qu’ils n’auraient pu imaginer. Mais peu auront cette chance. Ils arrivent dans un pays déjà bien mal en point.  Les plus jeunes, (13 -14ans) passés 3 ans obtiendront à leur 18ans, la nationalité française, et partageront alors le sort de leur nouveaux congénères : recherche de formation, d'emploi, de logement, la galère commune.

     

     

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                       imam  fessu                      maman et petite fille                             solitaire 

     

    Oui, quel avenir pour tous ces "gosses" ? Seront ils manipulés pour finir par pleurnicher sur leur sort et se révolter ? Vont ils cultiver des complexes d'infériorité, encouragés par tout un système faussement bienveillant de pensée, et se mettre à haïr les accueillants sous prétexte de colonisation, de pillage du continent, de responsabilité du blanc ? Seront ils assez intelligents ou facétieux pour revisiter la recette de la quenelle lyonnaise ?  Sauront ils reconnaître la beauté du devoir qui accompagne le droit du pays où ils choisissent d'échouer.  Ou sauront ils dire un jour, comme dans la chanson, Nous avons parcouru tant de contrées, nous avons voyagé si longtemps,nous connaissons déjà tous les pays , nous avons traversé la grande mer  et  nous sommes enfin arrivés . Nous ne sommes [plus de là-bas}, nous sommes d'ici*** *? 

    Toutes les questions sont permises dans ce monde qui change radicalement.

    Mais, Humm, n'avons nous pas déjà les réponses ? Une guerre des peuples, mâtinée de problèmes économiques, environnementaux, sociologiques, très subtilement orchestrée, est en cours... et tout le monde va perdre.

     

     

    *Arche : association narbonnaise d'éducation populaire dont on ne connaît pas les résultats

    ** Henri Vincenot

    *** Résultat : un peu plus de 21000 (j'ai perdu la feuille de calcul) oui, ils sont nombreux à vouloir mieux !

    **** Malavoi

    En région, des chiffres glanés au hasard, en 2016 après Calais : 11 centres d'accueil en LR pour 400 migrants. 10 par ci, 29 par là. Toujours des petits chiffres, tout mignons.

    Pour aller plus loin, c'est à dire nulle part, parce que la vision de ce phénomène, complexe, mondial, est difficilement compréhensible   :

    1. Décryptage disent ils !
    2. Pourquoi tous ces mineurs isolés ? C'est louche !  Un article pour les nuls, écrit par des nuls
    3. La surprenante beauté du monde, qui suscite pourtant des textes que vous pouvez éviter de lire comme cette "capacité à inventer l'art contemporain". Parce que la vie est contemporaine. Digression.
    4. paris match ! lien
    5. le blog de Nathalie MP- lien
    6. des tas d'enfants isolés
    7. les mineurs isolés se rebiffent

     

    Quelques sources ont été perdues en cours de route. Des migrantes probablement !

     

    Ma ville...de petits migrants

     

     

     

     

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