• Un entrepôt d'amourUn entrepôt d'amour

     

     

     

     

     

      

      

      

      

      

      

     Aujourd'hui, j'ai accompagné une amie dans son association qui s'appelle les « bouchons d'amour » pour voir ce que c'était parce que rien que le nom me faisait déjà rigoler : les gens s'occupent vraiment comme ils peuvent je pensais. Parce que c'est vrai : il y a ceux qui croient au bénévolat, à l'entraide, qu'on appelle le « sel de la terre » et les autres comme moi ( qui n'ont pas de nom) qui ricanent en voyant des pubs du type : pour 1 caddie rempli à carrefour, 1 € reversé à une association de pauvres petits africains, ou myopathes, etc.... c'est vrai ça m'a jamais convaincu, l'aide humanitaire. Eh bien je me suis drôlement amusé, je m'attendais pas du tout à ça. Ils font ça dans un drôle d'endroit, un entrepôt ou il y a des canots à moteurs. Il y a plein de sacs remplis de bouchons que les gens déposent pour l'association.

     

    Un entrepôt d'amourUn entrepôt d'amour

     

     

     

     

     

     

      

      

      

    On vide les sacs contenant les bouchons comme on vide la hotte du père Noël : ils se déversent en cascade sur la table de tri , et ce bruit de tous ces bouchons donnent l'impression d'être ces gosses qui jouent dans les bac de balles comme chez mac do, sauf que là c'est moins dangereux et c'est pareil, on trie, éliminant les intrus, bouchons métalliques, mégots de cigarettes, noyaux d'olives, et de temps en temps, une envie irrépressible vous vient de secouer tous ces objets des deux mains en criant et en riant. C'est rigolo!! Sauf qu'il y a des fois des sacs qui sentent vraiment mauvais. D'où l'intérêt d'avoir des gants solides.

    Donc en fait plutôt que de les jeter dans la nature, un camion vient les chercher et les amène à l'usine belge Eryplast (vivent les belges !) qui les compactent et les transforment en palettes. Comme ça :

     

    Un entrepôt d'amour

     

    C'est utile, et si on en retrouve dans les forêts ou dans la mer c'est une pollution qu'on voit tout de suite : les poissons et les oiseaux risquent pas de les avaler, les palettes.

     Je crois que ça m'a fait mûrir cette histoire de bouchons en plastique : ça m'a même fait réfléchir : faire le bien en triant des bouchons avec une joyeuse bande de bénévoles : plutôt facile non ? On est pas obligés de regarder des gens en fauteuil roulant, ni de faire semblant de les trouver sympas, sans compter qu'une super grillade est prévue le jour ou le camion viendra chercher tous ces sacs de bouchons. C'est surtout ça que j'ai retenu...

     

                                     Un entrepôt d'amour

     

    Pour finir des chiffres en rapport :

    15€ récoltés : 15€ redistribué

    pour 1 tonne de bouchons, l'association reçoit 200 € d'Eryplast

    2012 : 1450 tonnes ont été récoltées. Pas mal hein ?

    D'octobre 2013 à aujourd'hui : 600 sacs de 10 à 12 kg ont été collectés et triés à Pulcherrima

    Les Bigarchons sont les adhérents de cette association fondée par Bigard. 

    Tant il est vrai que pour bien parler d'un sujet, que ce soit les bouchons, ou tout autre chose, il vaut mieux y fourrer les mains. 

    Un entrepôt d'amour

     

     Source image palette : google images

    vidéos : you tube

     

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  • Au Lindo Café

           Lindo café - 3 rue du 1er mai

           04 68 91 63 45

     

     

     

     

    Cet après midi là, une cliente, résidant dans une ville voisine, s'attable dans un café en attendant le spectacle qu'elle doit voir, et qui a lieu en soirée. Elle se demande comment tuer le temps d'ici là et se voit proposer par l'hôtesse une initiation au yoga. Quelle surprise ! Immédiatement séduite, la jeune fille passe 2 h avec Florian Vergé à découvrir les rudiments de la méditation et de la souplesse corporelle. Elle est ravie.

    C'est comme ça au Lindo café. Il y a toujours une bonne surprise qui vous y attend. Et c'est si agréable d'y être que de plus en plus de personnes se rendent au lindo, pour déjeuner, pour un thé, (il y en a de toutes sortes.) pour danser et se retrouver.

     

    Au Lindo Café

      

     Au Lindo Café

     Fiesta  Latina ce samedi 21 décembre

      Au Lindo Café

    Poésie en musique au Lindo café

     

    Un coin cosy

    Au Lindo Café

     

     Au Lindo Café

     

     Au Lindo Café

     

     

     

     

     

     

     

     

       

    La magnifique Sandrine règne sur ce lieu magique, proposant des plats qui se nomment Tio pépé, Puerta del sol, Cibelès (comme la fontaine de Madrid) ou Route des épices.

     Le Lindo café est un endroit qui inspire la réflexion, (il y a une bibliothèque en mezzanine), la recherche intérieure, l'envie de satisfaire ses papilles (les vins sont excellents, les produits délicieux) et ou se déroulent réflexologie, improvisations théâtrales, concerts, ateliers de lecture, danses latinos, expositions et j'en passe.

    Les artistes l'ont adopté, les politiciens s'y attablent et les solitaires s'y réchauffent...

     Preuve que ce genre de lieu est nécessaire et participe à la respiration d'une ville de plus en plus étriquée, dont la politique culturelle sclérosante ne vise qu'à faire « croquer du creux... » 

    Le seul regret de Sandrine ? Ne pas pouvoir, comme ses clients, participer à toute cette fête qu'elle organise pour leur plaisir !!!

     

    Au Lindo Café

     

     

      

      

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  • ...Où l'on réinventera le fil à couper le beurre

      Un pays de cocagne

     Le pays de cocagne par Bruegel l'ancien

     

     Les rendez vous de l'agroforesterie se sont déroulés et clos dans et autour de Pulcherrima d'octobre à décembre dans une discrétion certaine, avec pour mot d'ordre : « Faisons des Corbières Maritimes un pays de cocagne ».

     Voilà. Au programme : « débats, rencontres, témoignages, ateliers, animations et innovation.

     Concrètement, des débats, rendez vous, rencontres et pique-niques ont été organisés pour parler de comment reboiser tout en augmentant la biodiversité (innovation ) des champs cultivés et/ ou des élevages. Car on a (re)découvert que les arbres retenaient les sols (innovation®), envoyaient plus profondément leurs racines quand ils étaient en concurrence avec d'autres plantes (innovation®+), favorisaient la « floristique » et la « faunistique » etc. On a aussi découvert que l'on pouvait déclamer, à propos d'une chose qui se pratique depuis la nuit des temps : De par sa biodiversité élevée, sa nature polyvalente et sa structure complexe, l'agroforesterie met en jeu des interactions écologiques, économiques et sociologiques particulières.(...)les enjeux de ces interactions se voient dans les domaines suivants : la concurrence et la complémentarité écologiques entre les arbres et les cultures, la valorisation économique des pratiques forestières, l'adoption et la modification d'innovations agroforestières par les populations rurales. 

    Des choses anciennes que connaissaient des gens qui ne jugeaient pas nécessaires de déboiser pour cultiver, de rounduper pour produire, et de monocultiver pour monoproduire.

    Ah redécouvrir la roue.....Ah ! L'innovation ®++ de salon, prélude à de délicieux moments passés en ville pour mieux nous approprier l'agroforesterie : oui citadins, le temps de l'appropriation est là, échangeons, construisons, imaginons....

    Un pays de cocagne

    L'agroforesterie est définie par les pouvoirs publics comme la nouvelle alliée de l'agriculture, qui, avec les incessantes réformes de la pac, des interdictions de vente de légumes non autorisés, de nouvelles taxes pour la gestion de l'environnement, etc. a bien besoin d'un pied supplémentaire sur l'échine...

    Et le pays de cocagne dans tout ça ? L'endroit où générosité de la nature, fêtes, bombances, paradis terrestre, abondance, paresse nous rendraient la vie plus heureuse ? Reboiser nous y amènera t-il ? Allons nous devoir replanter Isatis Tinctoria et fabriquer de l'indigo comme dans la vallée de l'Agout, ex pays de cocagne du 16ème siècle ? Après tout un retour aux pigments naturels serait peut être un nouveau débouché économique, à une époque ou aquarellistes et autres peintres sont de plus en plus nombreux chaque jour ...

    Un pays de cocagne 

       

      

     Isatis Tinctora

    Ou devrons nous nous contenter, comme Bruegel l'ancien, de l'esquisse d'un lieu à la terre pelée, ou la consommation d'alcool remplace l'ivresse de l'abondance, ou la paresse des pouvoirs publics tient lieu de « projet de territoire », et le bla bla de quelques organisateurs d'évènements, d' "action pour les générations futures ?" Génération future dont on voit déjà qu'elle sera ravie d'abattre le plus de choses possibles, dont l'agroforesterie.

    Oeuvrons, oeuvrez, qu'ils oeuvrent : le pays de cocagne ? Un lieu ou ne sommes pas prêts d'aller, je vous le garantis... Demandez donc aux producteurs des Corbières Maritimes ce qu'ils en pensent.

     

    source photos : Google images

     

     

     

     

     

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