• Événement très privé, bikinis bikinis.

    Bikini grillé, détruit par les premiers essais nucléaires américains. Bikini interdit car dénudant trop les femmes. Je vous laisse imaginer contre lequel la colère des hommes s'est déchaînée. Jusqu'au Pape qui s'y est mis. Combat perdu puisque aujourd’hui,  le bikini est d'une banalité totale, toutes les femmes le portent ou l'ont porté.

    Combat nouveau puisqu'aujourd'hui les habitants de l'atoll de Bikini,inhabitable, demandent l'asile aux États unis.

    Cette installation d'Antony Duff traduit de façon frappante les ténèbres nucléaires, en une échelle de vie noircie et la lumière de la vie, sur une échelle jaune soleil. Un double anniversaire célébré par bien peu en ce mois de juillet 2016. 70 ans, c'est l'âge de la sénilité ! Merci donc à Antony pour ce moment de réflexion.

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     Évènement semi privé près des arbres joliment habillés par la ville. Les invités et les badauds sont   venus voir Vue sur cours faire son show ! Claude Tassus Bauléry est aux commandes du défilé qui nous révèlent les œuvres d'art, chic et choc exposées dans sa galerie boutique, Cours Mirabeau. Very glamorous !

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    Événement populaire à Albas, ou l'art caché se révèle aux amateurs et au grand public . C'est l'occasion de grandes découvertes. Je pense notamment à Halima Adji, ou à Oana Damman, qui de leur cerveau soi disant embrumé par la maladie, font jaillir un monde lumineux et parfaitement, spirituellement habitable. Du talent, de la fantaisie, de la poésie et aussi du bizarroïde.  jusqu'à ce soir 19h.

     

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    Et pour finir, un événement très très privé, et secret, et passé, et magnifique,  la visite de l'atelier d'un artiste, très secret aussi mais éminemment talentueux.

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    Et non, je ne parlerai pas des Elysiques, ni des Estivales. Il fait trop chaud !

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  • Urbaine magicienne

     Épuiser la ville...

    C'est là un des aspects du travail de Margot Guillemot. Un vrai pari visuel fait par l'artiste, qui inaugure brillamment cette (notre) nouvelle galerie, écrin d' expositions toutes plus étonnantes les unes que les autres !

    Cette notion d'épuisement du lieu est tout simplement fascinante. Ici, les villes sont scrutées jusqu'à l'épuisement, jusqu’à en devenir virtuelles. Photographiées, explorées, fouillées, multipliées, superposées, puis, - parce que regarder le lieu se fait depuis un présent si intense qu'il en est infini - réduites, morcelées, détaillées, moments par moments, hasards par hasards, scène de rues, scènes d'architecture, scènes urbaines, scènes de vie, se déroulant dans les fragments épars de la ville.

    Quand Inter lude en villePage à page, feuille à feuille, et même de mille feuilles en mille feuilles, la ville se dessine et croît inexorablement : rues, ruelles, impasses, elle se poursuit sans fin.

    Une réalité froide émerge peu à peu de ce travail de recherche : celle de la frénétique agitation humaine, du fourmillement de nos sociétés de fourmis, fourmillement urbanistique, fourmillement humain, fourmillement des objets technologiques qui accompagnent les mouvements humains et occupent tout l'espace. Le crayon de Margot dévoile l'essence, l'âme étrange de la ville. 

    Bien sûr, il y a autre chose : Margot Guillemot s'expose aussi. Visage, jambes espiègles elle se reproduit en 2 D ou 3 D, évoquant fugitivement dans l'esprit du profane une technologie du futur.Un futur qui sera empli d'art...

     

    Urbaine magicienne

     

    Urbaine magicienne 

     

    Margot (Interludes) et Anne Marie (AMJ peintures 2015) dans une talentueuse filiation.

     Margot Guillemot : Interlude - Jusqu'au 10 juillet. Une exposition à voir et revoir à la  galerie AMJaumaud, Rue Carriera dels Pegots, dite Cabirol.

     

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  •   Le fil de l'Histoire

    C'est sur la place du Forum, lieu où débattaient les Romains d'antan, que s'expriment aujourd'hui les citoyens de demain. Thérèse Bérard organise, depuis une semaine déjà,  autour de l'oeuvre d'Alexia Carmona, une passionnante et très émouvante réflexion sur la guerre avec les collégiens des  classes d'espagnol de 5ème, 4ème et 3ème de Victor Hugo.

    Les élèves se renvoient des phrases de la lettre de Juan Carmona en espagnol et en français, scénarisant ainsi un adieu poignant. De jeunes musiciens accompagnent la chorale de 5ème dans un chant de la résistance espagnole. Un quart d'heure d'émotion pure, qui provoque les larmes. L'horreur de la guerre civile, la dictature de 40 ans, l'exil Républicain de plus de  500 000 personnes, 246 000 réfugiés dans les camps des Pyrénées et jusque dans l'Aude, un accueil du bout de lèvres de la part des Français, nous rappellent que nous sommes pris dans le même fil historique, celui d'une humanité qui combat encore et encore. 

    Mais que pensent vraiment les enfants de cette manifestation ?

     Que représente cette histoire pour vous ? En quoi vous touche t-elle ?

    Les filles : c'est l'histoire d'un homme qui est mort pour ses idées, et ça nous touche aussi parce qu'en France on tue des hommes pour leurs idées. Ce n'est pas normal. On croit en la liberté d'expression.

    Les garçons  : tous ceux qui sont morts, on les fait revivre en participant à ça. Ils sont morts en luttant contre une dictature. On les remercie d'avoir tenu. On se sent concerné surtout que nous quatre là, sommes d'origine espagnole.

     Avez vous l'impression de vivre dans un pays libre ou sous une dictature ?

    Les filles : A l'école, ça va. Mais on a l'impression d'après les infos qu'on a pas le droit de dire ce que l'on veut, et il y a les terroristes en ce moment.

    Les garçons : Euh, on ne sait pas vraiment.

    Est ce important de dire ce que l'on veut, parce que l'on peut dire n'importe quoi ?

    Oui, ça prouve qu'on est libre, qu'on peut s'exprimer et il y a des opinions qui, si elles ne sont pas exprimées, ne peuvent être défendues.

    Et si l'on se retrouvait sous une dictature, que feriez vous ?

    Les filles : on manifesterait, on défendrait nos idées mais je ne sais pas si on pourrait tuer des gens ! Une petite fille ajoute malicieusement : je ferais ce que me diraient mes parents.

    Les garçons : On aurait pas le choix en fait, on irait se battre

    Pourtant dans un état de dictature, on a plutôt tendance à se soumettre ?

    Les filles : on résisterait quand même, c'est important de manifester sa liberté !

    Les garçons : Nous on combattrait, je crois que nous, on se soumettrait pas !

    Vous seriez donc prêts à mourir pour vos idées ?

    Les filles et les garçons : Euh... on ne pense pas à ça , mais quand même, on résisterait. Parce ce que ce qu'on veut comme tout le monde, c'est vivre en paix.

    Un désir de paix, de solidarité, de justice traduit par un tissage collectif, orné de fanions portant des "professions de foi" de chaque élève, mais aussi de tous ceux (vous) qui passent et sont sollicités par l'artiste. Et si le discours nous parait un peu convenu, c'est parce que nous sommes bien vieux, nous , ou parce qu'il est totalement d’actualité ! Car l'homme n'a pas fini de se battre contre les tyrans, pour la liberté, et le bonheur.

     

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    Le fil de l'Histoire

    Tissages, métissages, couleurs,  symbolisent le lien entre tous, le refus de l'emprisonnement (mental), la manifestation de la "libre expression" ; tissage de jour, tissage nocturne, la place du Forum est un véritable laboratoire humaniste pour Thérèse Bérard. Un grand hommage à cette militante de la paix, qui fait un travail tout simplement extraordinaire, et à Alexia Carmona, femme au regard tendre et au cœur batailleur, digne représentante des descendants de la Retirada, aujourd'hui Français à part entière, œuvrant, créant, tissant, travaillant pour la Patrie qui les a accueillis, et rendant hommage, toujours, à Celle de leurs aînés. Chapeau bas !

     

    Le fil de l'Histoire

     Le fil de l'Histoire

     Une chorale et un chant :

     

    Jusqu'au 27 mai, 19h, jour du repas de quartier avec la Blend'art Galerie et l'association Luoga, lectures publiques , messages tissés, colombo, couscous et autres délices

    Postuma Ofrenda jusqu'au 4 juin, du mercredi au samedi de 16 à 19 h.

     

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