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    Au pays des merveilles

     

    La première fois que l’on voit un dessin de Jean Hellemans, on pense : tiens, ce devait être ainsi dans la tête de Lewiss Caroll ! Un univers où on entre à petits pas précautionneux, attiré par la brillance des couleurs mais inquiets quand même, parce qu'on ne sait pas bien ce qui se cache là. Tout un monde animé de pensées colorées, de personnages loufoques et mystérieux, s'agite, vit, demeure dans ces tableaux, riant, prenant le thé, discourant, reluquant, dramatisant... Un monde parallèle fait de dessins et quelquefois de photos dessins mixés. 

     

    Dans la CrAu pays des merveilleséation de Jean Hellemans il y a des tortues aux yeux bleus, des gens qui regardent des poissons, des oiseaux qui tiennent conférence,  et, comme dans le jeu de la Reine, des carrés qui sourient à des triangles, des assoiffés, de petits hommes qui draguent de grandes femmes, et qui de face ou de dos ont la même allure.  On en a carrément la tête coupée !

     

     

    Car sous cette débauche de couleurs, d'un trait joyeux, humoristique, surgissent des choses sombres, des drames humains,  des désirs charnels inassouvis, des convoitises, des fiestas aussi, et même des rencontres  absurdes. Bref tout ce qui fait la vie.  C’est un univers toujours en action, en mouvement, où il se passe constamment quelque chose

     

     Au pays des merveillesAu pays des merveilles

     

     

     

     

     

     

    Que ce soit dans la joie ou dans la tourmente donc, l’artiste célèbre en couleur. Il le dit lui-même d’ailleurs : la vie est triste sans couleurs. Que ce soit pour le vin avec cette chouette idée d’une étiquette évolutive pour le domaine de Rivesaltes ou pour compatir aux victimes du monde, sa couleur traduit tout. Comme les inondations de l’an dernier au Bangladesh qui nous sont  transmises dans une composition saisissante dont la sur-réalisation de l’eau, l’être bifide ou double effrayé/joyeux, à moitié sur terre mais déjà emporté vers le ciel sur un chemin d’arc en ciel nous  raconte une histoire plus profonde, presqu’ésotérique, au delà des apparences... 

     

     

    Au pays des merveillesAu pays des merveilles  

                    Une certaine trinité                                                     Inondations au Bangladesh

     

    Inutile de chercher à classer son travail, ou de chasser le snark, nos yeux nous suffisent. Génies de l'enfance ? Cartes à jouer ? Mystères à trouver (il est dit qu'il introduit des lames dans ses toiles). C’est possible, mais pourquoi vérifier,  chercher le sens ? Car il suffit que son œuvre nous happe et nous projette dans son monde à lui, signe indiscutable de talent, et c‘est bien suffisant.

     

    Au pays des merveillesAu pays des merveilles

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Un monde magique, féérique, cruel aussi, avec des monstres qui ont l’air innocent et des victimes qui paraissent (quelquefois) équivoques et certainement, une œuvre jouissive, ultra vivante, fruit d'un artiste bon vivant, un homme bien entouré. A ses amis, il promet : un jour nous viendrons faire la sieste sous le mimosa

    Une promesse de couleur, de magie, de fantaisie et de bonheur partagés, avec des tortues aux yeux bleus, des oiseaux qui tiennent conférence, des cartes à jouer et probablement des femmes roses et nues. Sous un mimosa.

     

                                                

     

    Au pays des merveilles

     

    Artiste rencontré un beau jour coloré sur le WEB.

     Sources images "empruntées" : Facebook de l'artiste

                                                                                                                                                                                                                  

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    Winter & DantonWinter & Danton

     

    Jo Winter, sculpteur, et Michel Danton,  papieriste, cheminent tous deux, jusqu'au nouvel an,  à la Galerie Jaumaud.

    Le premier, hanté par la shoah, repousse jour après jour l'indélébile noirceur de cette épouvante, en introduisant de plus en plus de couleurs dans ses œuvres papiers. Danton l'accompagne quelquefois sur ce chemin de combat, la tarlatane s'assombrit en signe de solidarité et les mots repris se font confusion. Les 2 s'entremêlent, utilisant des techniques quelquefois opposées mais partageant un univers commun : celui du végétal d'où naissent le papier, l' encre de chine, et des tas d'autres possibilités.

    Outils magnifiques, outils exutoires, fusains et aiguilles, fils et papier, crayons et tronçonneuses au service d'une furieuse envie d'en découdre et mettre mettre les choses au clair : il s'agit pour Winter de faire germer, de faire naître l'espoir par des sculptures précises, géométriquement minimalistes dans leur aspect, mais aussi dans des dessins sur papier, tandis que,  délicatement, de façon toute aérienne, Michel Danton recoud  minutieusement mots et enluminures, papier et coton comme pour re-découper l'Histoire.  Amoureux des mots, il les mets sur papier pour mieux nous en montrer leur force et leur futilité, les écrits collés sur papier s'égrènent, hors du temps et nous égarent. Mais alors la palme "cage de rêves" fleurit et s'ouvre, du chêne et du frêne émergent des maisons, les mots se transforment en paysages, en savoirs et oubliés, en richesses, pour nous permettre de faire nôtres tous ces langages intérieurs.

     

    Winter & DantonWinter & Danton

     

    A la galerie Jaumaud,  l'esprit et la réflexion sont toujours sollicités. Nous voici donc, une fois de plus, invités à découvrir des traversées solitaires, mais partagées.

     

    Winter & Danton

     

    Exposition : du 10 novembre 2017 au 7 janvier 2018

    Vernissage : Dimanche 26 novembre, à l'heure du goûter : 16h 30.

    Catalogue de l'exposition : 5 €  rue Cabirol, N° 4

    Toutes les infos : à la Galerie d'art AMj

     

     

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    Waw plastocWaw plastocWaw plastocWaw plastoc

                     Meryl Bourdeau             Mathieu Renault         Serge Griggio                  Lili Oto

     

    Le héron d'Antony Duff se débat dans des filets abandonnés des décennie plus tôt par des pêcheurs négligents et criminels,  une tâche de Dasol illustre à la perfection le leg humain à la terre, une méduse de Bourdeau déverse son plastique vers le sol. Chaque œuvre décrit ici, au Waw, le point de non retour où nous sommes à présent. Carmona et Otto esthétisent l'affaire pendant qu'Alix nous rappelle que le plastique crâne bouteille est mortel !

    Mais c'est  Madre Nostrum, de Fabien Faure , qui définit et pose le problème : notre mer mère, une grosse bouteille en plastique avec les noms des responsables dessus !

    Un plastique exceptionnel !

    Et pour cause ! La fondation Surfrider veut lutter contre cette intoxication planétaire et en appelle à notre conscience et notre implication. Implantée à narbonne début 2017, et sous l'égide de Sergio Gonçalves, elle se consacre au nettoyage de  nos bords de plages et de nos océans.  son but est de : "sensibiliser le public, modifier le comportement par rapport à la consommation de plastique et ainsi réduire la présence de plastique dans notre environnement"

    Hier soir, 10 artistes ont contribué à relever le défi du Surfrider Artists Waw, en créant et mettant en vente une œuvre pour soutenir la fondation mais aussi nous rappeler que l'avenir risque d'être en plastique si l'on ne fait rien. Le Bourboulenc était bon et l'assistance fort nombreuse. Le Waw, qui a fait le plein avec le Saw,  est il en passe de devenir une galerie avant gardiste ?

     

    Un plastique exceptionnel !

                       Griggio                                   Bourdeau                                        Otto

    Un moment fort qui, au vu des enjeux aurait pu/du attirer plus d'un de nos élus de tous bords, si désireux de faire de Narbonne une championne,  puisque notre territoire de vie, terre et mer,  est bien impacté par le problème.  

    Waw plastocWaw plastoc

    Mer de  Plastique dans la Robine - photo détails Antony Duff

     

    Sergio Gonçalvès et Christophe Laporte, de l'Antenne Aude poursuivent cette action de sensibilisation le 23 novembre,  date où débute au théâtre, un nouveau festival nommé Gliss Respect Ocean avec projection de films et débats.  

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    Un plastique exceptionnel !

     

    le collier de Meryl 

     

     

    Un plastique exceptionnel !

     

     Le héron emmêlé dans nos filets et les dix artistes dont Christophe Laporte et Sergio Gonçalvès. Qu'ils elles sont beaux belles !!!  

      

     

    Waw plastocWaw plastocWaw plastocWaw plastoc

     Alexia Carmona                  Olivier Faure                       Antony Duff                Jean Christophe Alix  

     

    Pour commencer à changer le monde, un petit pas pour l'homme, un grand pour l'humanité  : likez et abonnez vous à leur page Facebook. Ce n'est pas dur à faire ...

     

    Surfrider Antenne Aude     

    La fondation Surfrider

     

     

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