• Désespoir de Décembre

    Désespoir de Noël

     

    C’est parti, les féeries de noël ont commencé ce «3 Décembre, et en fanfare. Croyez moi j’y étais, bien malgré moi.

    En ce joli mois de célébration de la prétendue naissance de l’Enfant Divin, je ne peux m’empêcher de penser à ses paroles, quelques années plus tard : Je suis venu apporter la guerre et non la paix.

    Et en effet, c’est bien d’une guerre qu’il s’agit. L’arme ? Un concept commercial d’une efficacité à couper le souffle, à détruire calme et pensée : la diffusion toute la journée par micros interposés d’un tintamarre perpétuel, qui redouble de volume le week end. Les commerçants et la ville s’allient chaque année pour faire de notre quotidien, à nous, malheureux habitants du centre ville, un enfer. Il n’est pas plus question de divin enfant, que de beurre en branche, mais de consommation sacrée.

    En ce mois privé de spiritualité, de sens, l’espace public n’est plus que la caisse de résonance des hurlements de la schizophrénie commerciale. Double ou triple vitrage, il suffit de vouloir aérer son logis pour être happé et sonné par des beuglements. L’individu qui sort de chez lui, est obligé, forcé, violé, d’entendre tout le long du jour une vulgaire soupe commerciale dont il n'a nul besoin. Comment, partager la lumière du soleil sur la Robine avec les forains des barques sous les décibels, sinon en gueulant à votre tour ?

    Décembre évoque de plus en plus l’univers concentrationnaire du communisme, du nazisme, celui de l’obligation d’entendre du monde Orwellien. La barbarie de notre civilisation moribonde triomphe, le silence est un ennemi absolu, SEUL le bruit a droit de cité.

    Vous pouvez vous réfugier ici où là mais même rentré à 18h vous serez rattrapé par l’infâme homme au micro, qui, jusqu’à 19 h qui vous expliquera à tue tête pourquoi il faut entrer dans telle ou telle boutique, comme si on avait besoin de lui pour ça. Fichu métier qui permet au quidam de troubler, en toute « légalité » l’ordre public. Et que raconte cet animal là aujourd’hui ? La météo est super bonne c’est bon signe ça veut dire que vous serez très nombreux aujourd’hui et on va réaliser l’espoir d’ Obama : yess oui kène !

    Aucun espoir du côté de la législation. Les villes et commerçants ont le droit de vous casser les oreilles durant les périodes de fête entre autres.

    Il fut un temps où la musique adoucissait les moeurs. En ce 21ème siècle, sans honte aucune, elle accompagne en rythme l’individualisme, le terrorisme, et n’est plus qu’obscénité, en se faisant agression permanente, déstructuration mentale et cause de fureur rentrée, un mois durant. Tant pis pour vous si vous êtes au fond de votre lit, à grelotter de fièvre. Vous vivez dans une ville moderne, civilisée ! Le perpétuel centre commercial. No, you can't !

      

    Désespoir de Noël

     

    « Vous savez où ça se passe !1ère lettre au père Nöel : Angélique »
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  • Commentaires

    1
    Duff
    Jeudi 15 Décembre 2016 à 19:10

    It was long ago, il y a très longtemps, that christmas had any meaning. Le Razmatazz de Noel, loin de spirituelle, envahit de plus en plus cette ville de l'Art et l'Histoire. Et oui, des histoires de quoi? de manège Brésilienne, ou les seins des jeunes sont a peine masqué par un Père Noel, collé a l’extérieur. des histoires de multiple cabanes qui vendent des chorizos ,des vins chaud syropé. Et le vrai histoire derrière cette avalanche de dépenses, au profit des usines chinoises....? No the real 'histoire' de Noel a disparu long ago, long long ago. Narbonne Ville de l'Art et Histoire...

    2
    lavallière
    Samedi 17 Décembre 2016 à 16:43

    Absolument d'accord. Toute la magie de Noël est totalement évacuée... Heureusement qu'à la maison on peut la recréer. Happy Christmas Duff !

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