• Baleti à l'agglo

    Baleti à l'agglo

    Champ de foire aux socialistes: Beaucoup d'absents ce soir, près de 24 élus, ce qui compliquera le pas de 57 lors des 3 votes à bulletin secret qui inaugurent ce dernier conseil communautaire. Un conseil laborieux, bruyant, chaotique, bordélique. Ce compte rendu sera donc dans le ton de ce qui s'est déroulé ce 30 juin 2016.

    Baleti à l'aggloLes choses paraissaient pourtant organisées : même s'il à fallu deux mois au personnel de GN pour savoir la date de ce conseil, les électeurs ont enfin eu droit à un ordre du jour affiché comme il se doit. (le second pour 2016). Ce qui prouve que les imprimantes du Grand Narbonne sont fonctionnelles. Et que de temps en temps les socialistes se souviennent que les électeurs veulent s'informer.

     

    En préambule JB rappelle que près de 11,3 millions d'euros ont profité aux entreprises « locales » du BTP. Cela s'appelle l'investissement public. C'est bien. N'est ce pas l'occasion, avec les copains du département, de construire une école pour Montplaisir, dans le parc méditerranéen de l'innovation, là où on construit encore des bâtiments, au pied des Chevaliers Cathares ?

    Baleti à l'agglo

    3 votes à bulletin secret ont donc eu lieu pour la première partie de cette séance. De 18 à 20h, le conseil communautaire s'est résumé à un brouhaha général, tant chez les conseillers que dans le public. Ce soir tout le monde parlait en même temps. L'approche des vacances certainement. Résultat : une ambiance de vacances, un baleti de pieds en cadence se dirigeant vers les isoloirs, de déplacements répétés, (les procurations des absents) de comptage, de recomptage, - 54, non 57 présents, - non moi j'en ai 59. On s'est retrouvé au bon vieux temps du laborieux calcul mental

    Ambiance ambiance : Un paquet de Haribo circule parmi les élus, Orrit et Ortiz papotent allègrement, Pépé porte beau ce soir,  avance sur la pointe des pieds, chemisette bien coupée et mocassins nickels. Les dossiers de Schivardi dégringolent régulièrement de la chaise où ils sont posés, le petit personnel bavarde à qui mieux mieux, se trompe avec application dans le comptage des voix, et tournicote autour d'eux mêmes au lieu d'amener les micros aux intervenants. 

    Baleti à l'agglo

    Le premier dossier, très important, mais traité avec 95 autres, porte sur la modification des compétences du Grand Narbonne pour mise en conformité avec les dispositions de la loi NOTRe ( plus d'infos sur le site point gouv point france). Vous savez déjà tout à ce sujet mais pour résumer rapidement parce que là ce sont les vacances, la NOTRe est la NOUVELLE ORGANISATION DU TERRITOIRE DE LA REPUBLIQUe

     Le débat se corse très vite puisque ceux qui étudient les dossiers et cherchent à les comprendre s'étonnent que les points évoqués (statuts modifiables entre autre) dans les dossiers de travail (en amont, lors des commissions) ne figurent plus dans le document du conseil communautaire du jour. Mme Théron Chet pose 4 fois de suite la même question (puisque le président ne répond jamais) pour s'entendre expliquer que : 

    Ensuite si effectivement ya pas de majorité qualifiée pour cette délibération, à ce moment là, le préfet va également imposer les compétences. Donc on est, je pense dans l'obligation, de cette démarche, que moi, j'ai scruté, aujourd'hui il faut qu'on vote parce que si on votait pas, sinon le préfet nous imposera un certain nombre de choses, les compétences, donc aujourd'hui c'est aux maires de décider où ils vont mettre le curseur sur le tourisme, sur la loi alur, moi je ne participe pas à la commission tourisme, je ferai ce qu'ils auront décidés, c'est aux maires de décider, car cela implique + de 150 personnes, et on ne peut transférer totalement la compétence tourisme à l'agglo sans avoir les recettes. C'est du bon sens. Les intérêts de l'agglomération doivent être préservés même si les maires doivent donner leur avis. Ce qu'on vous demande aujourd'hui c'est de mettre en conformité les statuts du Grand Narbonne.

    Foutoir de territoire : Le 3ème point qui porte sur l'élection d'un remplaçant de Lapalu, maire de Ventenac, au conseil d'administration d'Alenis*, fait l'objet d'un vote à bulletin secret, le point suivant aussi. Ça s'agite, ça se déplace, le petit personnel prépare à toute vitesse des petits papiers pour le vote. On va manquer de feuilles ! Un votant s'approche de l'urne, ouvre son bulletin (ha ha!) le referme, signe, et le met dans l'urne. Le chaos joyeux. On entend Bascou dont la voix  tente de se frayer un passage dans le brouhaha des votants, parce qu'il continue sa litanie, pendant que les élus vont et viennent. - Attendez attendez ! Le premier vote n'est pas dépouillé !

    Nous n'avons pas à déterminer l'intérêt communautaire martèle le hibou. C'est pas le sujet ! La loi sera bientôt appliquée et si nous n'obéissons de nous même, ils nous forceront. Le bureau d'étude à fini ses études sur les nouvelles compétences du GN, euh, ce matin !

    Baleti à l'aggloA la rescousse, le petit prince pas de St Exupéry : Il y avait des lois en cours, nous n'avons donc pas fait de projet. Quand on parle de projet, il a été élaboré depuis un certain nombre de temps (mais personne n'était au courant, ndlb) qui n'a pas été validé parce qu'on savait qu'il y avait toutes ces lois qu'il fallait mettre en application en adéquation. Donc nous devrions partager ce projet (inconnu et secret) pour notre population... travailler tous ensemble..., occasion unique de travailler tous ensemble sur le projet . Etc...

    Bon, je regrette, mais nous ne sommes pas votre population. Pas du tout. Et nous regrettons vraiment  que la langue française, qui  fut celle de la précision, ne soit  plus que charabia dans la bouche de la valetaille au pouvoir.

    Vote pour en majorité, au bout de ¾ d'heure de discussions, ce qui prouve qu'une partie des conseillers communautaires découvre les dossiers in situ, et que l'autre s'en fout, écoute gargouiller son estomac et vote pour, toujours, sans coup férir.

     La ville ne participerait jamais aux commissions. Alors la ville, sortez nous des caméras cachées qu'on en sache un peu plus. Faites des vidéos, le 21ème siècle permet tous les coups. Bas. Ou alors un Narboexit ?

    Violeurs en série ? : Eric Parra signale que ce désir de prendre les devants sans projet s'apparente pour les villes à un viol. Il est facile de s'abriter derrière une loi. Car localement, sur le plan démocratique, il s'agit d'un viol : car nous avons été élus avec un projet pour nos villes. Leurs  compétences sont transférées, à l'insu des citoyens électeurs. C'est compliqué.

    Oui, c'est compliqué : on a beau savoir que les villes, puis les communautés d'agglo sont vouées à disparaître dans ces grandes régions qui devront faire la nouvelle Europe (sauf charia prématurée, et dans ce cas on redécoupera le territoire en tribus, JB portera une longue robe et une longue barbe et pourra bredouiller tout son soûl ), penser que la loi NOTRe pourrait conférer à l'agglo du grand narbonne toutes les compétences de Narbonne sans la ville (qui n'a aucune vice présidence * dans ce grand Narbonne) est plutôt angoissant. Car si le citoyen n'a pas forcément envie de se pencher sur les desseins de la vaste Europe, qui pourrait rétrécir de 229 848 km2, il ne peut s'empêcher de douter de cette démocratique confiscation du pouvoir de proximité par l'excentration de plus en plus lointaine des services dont il a besoin et qu'il finance.  Et de redouter l’inefficacité de d'individus politiques qui en près d'un siècle n'ont jamais fait prospérer leur région.

    - Illusion, répondra le hibou. Si ces compétences sont transférées, c'est que l'expérience prouve qu'elles sont plus efficaces que si elles étaient gérées par les communes...

     - Hou hou, rétorquent les maires.

    Des consignes ? L'homme chargé de la sécurité vient rappeler à l'ordre Mr Alric, agent de liaison du groupe d'ouverture. Une première !

    Honnêteté : Mr Lapalu, pourquoi avez vous démissionné d'Alenis ? Euh, cela me faisait une très grosse charge de travail, je préfère me concentrer sur l'essentiel. On veut bien le croire, ce lutin frisé, c'est un des rares à ne pas traîner une bedaine de 70cm de diamètre.

    Entre Nathalie Granier Calvet et Alain Péréa, proposés pour le remplacer, les moutons cathares font leur choix à 42 %. Alain Péréa ! On en déduit qu'il ne doit pas avoir beaucoup de travail, lui. D'ailleurs, il a encore grossi ce garçon. Si jeune...quel dommage !

    Des interventions Schivardiesques : Vous l'avez voulu à l'agglo, vous l'avez ! L'homme qui n'a pas peur des mots et connaît sa politique s'exclame : - 98 dossiers mr Bascou, c'est n'importe quoi. Je n'ai pas eu le temps, et je crois que tous ceux qui sont présents sont dans le même cas, aucun n'a eu le temps de consulter le tiers des dossiers. Je travaille moi, je ne vis pas de la politique, vous nous convoquez au pied levé pour traiter 98 dossiers. C'est beaucoup trop. 42 dossiers c'est largement suffisant.

    - Je comprends, répond le hibou.

    On est d'accord, et nous qui avions cru en février que 2 h de palabres était suffisantes pour constituer un conseil communautaire. Ils ont du en sortir à 1 h du matin.

    Affaire Maison Bonal : une histoire incompréhensible dont l'aboutissement est l'achat d'une parcelle sur laquelle le GN a entamé des travaux et qui appartenait à quelqu'un d'autre qu'au domaine Bonal. Il n'y a pas que le peuple qui ne comprend rien. Unanimité. Ouvrage écrabouillé par le métier. Comme d'habitude.

     

    Ce fut donc un très mauvais conseil communautaire qu'on a vite quitté, après s'être juré de ne voter socialiste qu'à la prochaine réincarnation Toute cette partie s'est déroulée dans le brouhaha le plus total et je dois avouer que je n'avais jamais entendu un tel boxon, tant chez les élus que dans le public. Sans qu'une seule fois le président n'ait demandé le silence.

    Heureusement, le  journal d 'ici, qui a tout compris, nous communique un rapport clair et cohérent de ces savoureux moments, pourtant suivis par le journaliste d'ici, une heure et demi durant. Compte rendu décrivant avec émotion ces astres brillants de lumière et de sagesse que sont Bascou et Codorniou. Nous sommes clairement, les uns et les autres, dans des univers très parallèles.  

    Nous devons donc croire que tous ces petits bonhommes se dépassent chaque jour pour nous faire un territoire de rêve, parce que Le Grand Narbonne a pour objectif prioritaire la création d’activités et d’emplois (pour les copains)  et s’appuie notamment sur plusieurs fers de lance, comme  l’innovation, ou la croissance verte, ou l'environnement, ou les bornes électriques, ou n'importe quoi d'autre, ou etc... pour renforcer l’attractivité et le dynamisme de son territoire.

     Le point de vue de l'opposition, qui signale entre autres que [la délibération était alors intitulée « Modification des statuts du Grand Narbonne pour mise en conformité avec les dispositions de la loi NOTRe » et comportait, en annexe, le projet de nouveaux statuts, exhaustifs. Ceux-ci ont totalement disparu dans la délibération soumise au vote des délégués communautaires, jeudi soir] bien mieux transcrit que je ne saurais le faire, ICI 

    Et ci dessous, bla bla bla, un résumé de l'éternelle réponse, passée, présente et future, de monsieur Bascou.    

     

     

    * Alenis : anciennement SENA SUD Alenis se dote d' une nouvelle ambition : être un outil majeur au service du projet d’agglomération du Grand Narbonne, promouvoir les opérations stratégiques de collectivités, diversifier ses activités, favoriser l’accueil d’entreprises exogènes et de populations actives. C'est un "aménageur d'espaces de vie". C’est rien chouette ! 

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