• Un pays de porteur

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Nous voici donc sous la haute protection d’Emmanuel, qui selon la Bible, signifie « Dieu avec Nous ». Plus besoin de république, d’origine historique ou religieuse, et le monde, qui nous regarde, peut désormais se rassurer : la France marchera désormais au pas du nouvel ordre mondial. Nous serons désormais nous*. Nous chierons désormais mou, car ce pays a absolument besoin de réformes sur tous les fronts, et dixit l’Emmanuel, nous porterons l’audace, mais aussi : 

    • le droit qui nous oblige, l’étonnement qu’apporte la France

    • l’unité de ce pays

    • l’exigence de la vérité, la vérité aussi

    • une majorité forte de changement

    • la volonté qui nous a fait ce que nous sommes

    • nous ne céderons rien à l’ironie,(très dangereuse pour le pays) à l’amour du déclin et de la défaite

    • JE vous protégerai face à aux menaces, JE combattrai pour vous. Ok.

    Car il nous servira :

    • avec humilité avec force dans la fidélité » de la confiance que vous m’avez donnée, JE vous servirai avec amour. Ok. 

    Macron nous a fait ce soir un discours de porteur de valises pleines de phrases creuses. Porteur des valeurs qui l'animent. Or,  le porteur n’est jamais qu’un travailleur domestique. De qui macron est il le domestique ?  De nous ?

    Ce qui est sûr, c’est que la France a fait le choix de l’avenir. C’est maintenant à la France de se hisser à la hauteur de ce moment. Le moment du vide et de la marche forcée, qui précède toujours l'écroulement. Ensemble, la France**. 

     

    *Discours macron louvres 7 mai de l'an 1

     

    Un pays de porteur

     le président et son ombre  - image le Parisien

     

    ** Mais tout seul pour alain péréa, le candidat en marche d'ici, qui figure seul, seul et re seul, en " candidat libre" de sa suppléane MarieLou  Lajus sur son tract de campagne. L'élégance audoise...

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    Le maître de la Place

     

    Aussi indépendant que Snoopy, entre désinvolture, confiance en soi et errance, Willow, jack russel vieillissant, arpente son domaine et promène son existence sous l’œil de tous.

    Il frôle la via Domitia, déambule le long du passage de l’Ancre, remonte la rue Droite, pousse, plus rarement, jusqu’à Viollet le Duc, reniflant paresseusement, remuant mollement la queue, clignant des yeux en levant la tête. Aucune odeur ne lui échappe, aucun inconnu n’échappe à son regard, même s’il parait indifférent.

    Le maître de la Place

    Puis, d’un air las, il s’assied. Vaguement, épisodiquement, intéressé par quelques congénères, qui de temps en temps viennent le saluer, il réagit à peine, car il a tout vu, tout senti. Il traîne ses 16 ans, ses 10 kg et un air dédaigneux de patriarche. Il sourit peu. Aboie rarement. Ou jamais ! 

    Le maître de la Place

     

    Le maître de la PlaceLe maître de la Place

      

    Se couche dans une flaque de soleil, s’endort quelquefois. Au milieu de la place de l’hôtel de ville, face à ce palais des archevêques dont les arabesques et la splendeur ne l’émeuvent pas. Willow n’est pas un touriste, il est ici chez lui, sur ses 2 600 m2 de pavés.  participant aux évènements, en spectateur discret, en marcheur blasé.

     

    Le maître de la PlaceLe maître de la Place



     

     

     

     

     

    De temps en temps, il lâche une crotte, sans s’inquiéter de qui ramassera. C’est là son privilège, crotter face au palais des Archevêques.

     Le voilà qui se remet à slalomer entre les chaises de la terrasse du petit Moka, ou du Soleil Noir. Et quelquefois, il disparait des jours entiers. En cure de repos ?

     

    Le maître de la Place

    C’est un chien, le meilleur ami de l’homme dit-on. Mais surtout son propre meilleur ami. Pas fou.

     

    Le maître de la Place

    Un maitre ? Mieux encore, Willow, c’est le Roi de la place !

      

     

     

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    Emmanuel avec nousAlléluia, le marché tressaute d’allégresse, il est très très content. En effet, l’élu programmé arrive, triomphant. 14% de grimpette pour le Cac* 40, ce 24 avril, qui cabriole de tous ses 5269 points, du jamais vu nous dit on depuis un bail. Le monde entier se réjouit, enfin les marchés. Un Emmanuel nous est né ! Les vieux briscards, retrouvant la vigueur de leur jeunesse accourent à toutes jambes, Emmanuel ! Emmanuel ! Les socialistes, supérieurement habiles à provoquer le chaos, ennemis historiques et traîtres perpétuels de la France, et dont on peut à peine se réjouir de leur quasi disparition, se régénèrent rapidement en choisissant leur camp : le grand capital ! Ce ne sera plus jamais le social, ce sera croncron.

     

    En ce dimanche soir, le 23 avril, la France, avide de changement, a choisi un mirage de miracle. Celui du renoncement à elle-même. Celui du non choix. Celui de la soumission aux puissants. L’Emmanuel lui-même lève les bras au dessus de nos têtes pour nous présider, nous réconforter, Un golden boy président de la République ? Et pourquoi pas ? Après tout, il est comme tout le monde, il a une grand-mère. Il n’a pas vraiment de programme mais il a un projet, tout comme nous. Il n’y a que les prix de nos costumes qui diffèrent. Et alors ? Emmanuel avec nous

     

    Et de toute façon, il nous est imposé par une force supérieure, le Marché. Twitteur aguerri, vedette de la télé, quasi star mondiale, il fera allégeance à Erdogan, à Poutine, à Trump. Il sera d’accord avec tout le monde, sauf avec la France. Il nous apprendra à vivre avec de hauts salaires, à créer des entreprises aussi grosses qu’Alstom, à prendre l’avion dans des aéroports vendus aux Chinois, à jouir de lois aussi excitantes que la loi travail et peut être même apprendrons nous à être des gagnants en nous vendant au plus offrant.

    Emmanuel, c’est l’amour qu’il faut accueillir, Marine, c’est la haine qu’il faut repousser. Une bonne femme en plus. Il nous l’a dit et redit, soliste vagissant dans le chœur des médias : les Français sauront (me) choisir, les français ne sont pas des jambons. Ben non, le jambon ce n’est pas halal du tout, alors que le veau, oui, peut l’être.

    Nous n’aurons pas, Emmanuel soit loué, le choc de l’extrême droite, faction*** qui serait, nous dit-on, un danger pour le monde entier. Et peut être même pour le cosmos. Nous aurons seulement ceux du tafta/ceta, de la folle politique migratoire européenne, de la bestialité des marchés et lobbyistes, de l’esclavage salarial, de la criminalité grandissante, des islamistes et de leur machette. Bien moins dangereux que Marine.

    Attendons donc le soir du 7 mai, et regardons attentivement les drapeaux qui seront brandis sur l’Elyséenne avenue. Où on tue aussi, comme ça, parce qu’Emmanuel, conseiller de Hollande, lui-même sous fifre d’Obama et de n’importe qui, nous a entrainé dans une guerre que nous ne faisons pas. Suspens  ou game over ???

     

     

    Emmanuel avec nous



    * Cac : indice boursier français composé de 40 valeurs d'entreprises françaises. 

     ** petite surprise : ce nom est dans le dictionnaire de l’ordi et est corrigé orthographiquement ! Ouah 

    *** tout récemment renommé le bloc xénophobe. Les médias, voix de leurs maîtres, font vraiment la campagne à coup de sémantique.

     source image :  cnews matin

     

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