• 2016, un tout autre âge

     

    2016, un tout autre âge ?

     l'abomination : des enfants privées d' enfance , privées de pensée

    Nous somme en 2016, en Europe. Il est grand temps d'en finir avec ces rites d'un autre âge.  Sans aucune autre discussion. Appliquer la loi tout simplement.  Tel était le commentaire d'un internaute à propos de ... l’abattage de moutons pour une fête religieuse. 

    Or, nous sommes bel et bien en plein milieu d'un autre âge. Celui où les ténèbres montent au front : ténèbres des démocraties laïques face aux ténèbres religieuses et politiques, face à celles du terrorisme et de la barbarie quotidienne. Nadia Remadna est venue nous le rappeler ce vendredi 23 à l'auditorium de la Médiathèque. Celle qui a fondé la Brigade des mères, nous raconte son parcours, avec humour, et colère aussi.

    En découvrant l'absence de son fils au collège les vendredi après midi, Nadia Remadna va voir le principal qui lui explique que c'est comme ça, que le vendredi les garçons maghrébins quittent l'école, sans autorisation, pour... la mosquée, située dans la cave d'un immeuble et animée par des médiateurs désignés par la mairie.

    C'est à ce moment qu'elle décide de partir en guerre contre cette folie religieuse, ce rapt des esprits.

    A2016, un autre âge ? vant on avait peur que nos enfants ne tombent dans la délinquance, aujourd'hui on a peur qu'ils deviennent des  terroristes. Effrayant constat d'une communauté choyée par la République. Une communauté qui se radicalise depuis les années 90, dont une partie de la jeunesse cultive une haine sans nom de la République, à côté des Français et de leurs politiciens qui détournent le regard, ne voulant rien voir venir. Sous peine de subir la suprême disgrâce : être traité de racistes, ou de fachos.

    Médiatrice, travailleur social, elle observe l'augmentation de l'échec scolaire, de la délinquance, des meurtres, l'arrivée des grands frères (années Mitterand), de la multiplication de salles de prières et du repli communautaire. Devenue Emmerdeuse publique, puisque professionnelle, habitante des quartiers, elle décide de fonder la brigade des mères, à Sevran (93).

    Sortir de la victimisation : j'ai dit aux mères, on ne va pas passer notre temps à pleurer. Vous savez, c'est très très dur de sortir les gens de la victimisation et de l'enfermement, quand on vous dit des années durant : les autres c'est des méchants, c'est des racistes, ils nous ont colonisés, vous êtes leur victime. J'ai rencontré des parents en souffrance, ayant perdu leurs enfants dans les guerres de cité, face à un système de grands frères faisant la loi. Il fallait donc se réapproprier le quartier. Je voulais que ce soient des mamans, non seulement maghrébines, mais de toute origine, avec un seul point commun : l'amour de nos enfants et l'amour de la France. J'ai appelé cette association « brigade des mères » car je voulais faire une association citoyenne et non une asso de type « couscous pour tous ».

     2016, un tout autre âge

    Pourquoi ce livre ? Je n'avais jamais pensé à écrire un livre à mon âge et qu'un grand éditeur (Calmann-Levy) m'appellerait pour mon travail. Un article sur Marianne avait attiré son attention. Quand je parle de voile, les gens ont peur de l'amalgame, il faut dire les choses. Aujourd'hui on a un problème, dans nos quartiers, avec l'islam. Certains disent, ce n'est pas ça l'islam. Si, c'est l'islam ! On a un problème avec cette religion, il faut dire les choses. Ce qui me met en colère c'est qu'on le clame depuis plus de 10 ans.Quand les grand frères sont arrivés, je savais qu'il s'agissait des frères musulmans, et j'avais alerté les politiques, les professeurs en leur disant : attention, vous êtes en train d'islamiser les banlieues. Réponse : « mais non mais non ! Bien au contraire ». Ce n'est pas facile de nomme et dénoncer les choses. il n'y a aujourd'hui pas de courage politique. Tout le monde dit, oui, faut pas stigmatiser... Regardez le résultat. Et cela me met en colère, car je voyais ce qui arrivait. Et avoir fait un devoir de citoyen n'est pas satisfaisant. Je suis algérienne, le terrorisme, je connais, pour avoir vécu là bas, la radicalisation je connais, le racisme, j'en ai une très petite idée. Il y a un discours victimaire qui est tenu par ceux (religieux) qui enseignent les jeunes. "Tu vois, il faut marcher dans le Coran, ils nous détestent".

    On ne devient pas terroriste parce qu'on est pauvre. On se déresponsabilise en accusant internet. Or, nous sommes responsables de ce qui arrive.

    Des politiques islamisés : des politiques sont venus nous voir lors de la dernière campagne municipale. Notre objectif était de sauver nos enfants, et sauver la France, celui des politiques et de leurs rabatteurs, comme Clémentine Autain qui nous a rendu visite, était seulement d'être au pouvoir. Ils ont fait campagne en promettant de la viande halal dans les cantines, alors que les parents veulent la réussite de leurs enfants. Les politiques nous disent : que voulez vous qu'on fasse contre ça ? Vous devez arrêter de les financer et de travailler avec les intégristes. Vous êtes des élus de la république et non des élus de la mosquée. Aujourd'hui, ce sont les imams qui déradicalisent. Ce sont des religieux qui sont nommés par nos élus.Ceux qui radicalisent déradicalisent ! Des diplômes de laïcité expresse, sont décernés aux imams. Et tout est républicanisé ! On se retrouve avec des ramadans républicains, des laïcs républicains, des imams républicains, des iftars (fin du ramadan) républicains. Cette année, on a gagné le gros lot : on a eu les foires du ramadan. Républicain !!!

    2016, un tout autre âge ?

    Des élus de la république complaisants, inconscients ?

    Déradicaliser ? Une immense blague  : Déradicaliser qui ? Bonjour, je suis radicalisé. Pouvez vous m'aider et me déradicaliser svp ? Les banlieues sont radicalisées à 80%. 80%. ! Quand vous discutez avec des enfants de 10, 12 ans qui vous répondent : « ce n'est pas écrit dans le livre », vous vous rendez compte de l'ampleur de la tâche à mener ? . Les "grands frères" sont dans l'école, avec la bénédiction des principaux, ils sont dans les institutions. "Si on n'avait pas Rachid dans l'école, m'a dit un principal, le collège serait à feu et à sang". On nous dit, oh, c'est une minorité qui est extrémiste. Non, Aujourd'hui, nous sommes une minorité et eux (frères musulmans et intégristes religieux) sont une majorité, ils sont partout, les intégristes religieux.

    Il faut appeler un chat un chat : il ne faut pas avoir peur de mots comme islamophobe (peur de l'islam et non haine ndlb) On paie cher le « au nom de la tolérance », Ce ne sont pas les mots dont il faut avoir peur, c'est de ces grands malabars qui régissent les quartiers et font tout au nom de la religion, et œuvrent main dans la main avec les politiques.

    Nous voyons tous les jours les dégâts causés par l' extension de l'intégrisme. Aujourd'hui des femmes des beaux quartiers parisiens appellent, apeurées par cette menace pour leurs enfants.Des familles d'enseignants, de catholiques ont des enfants qui se radicalisent. « Mon enfant s'est converti, ma fille de 14 ans ne veut plus aller à l'école et s'est voilée, mon fils n'écoute plus de musique ». Or, ce n'est pas un délit que de se convertir, et il n'y a personne vers qui peuvent se tourner les parents. On voit le danger et l'augmentation de cette radicalisation religieuse, mais on ne sait rien faire. On nous dit : tu vas trop loin, tu exagères, tu parles trop. Mais que voulez vous qu'on fasse quand il y a des gamins de 13-14 ans qui veulent TUER des gens qui ne sont pas comme eux. Il faut agir ! Aujourd'hui, dans nos quartiers (du 93) des petites filles de 3 ans sont voilées, et il y a de plus en plus d'écoles coraniques. Aujourd'hui ces écoles coraniques, on me dit et alors, il y a bien des écoles catholiques ? Ce n'est pas le problème. On a des centres culturels situés dans des zones industrielles, qui sont fermés, qui n'ont même pas de cour pour que les enfants s'aèrent, et qui y sont enfermés de 8 à 16h. On ignore ce qui s'y passe mais je vous dis que ce sont des bombes à retardement, quand le voile sera levé, ces gamins là vont faire des carnages. C'est donc maintenant qu'il faut insister sur la prévention. Et appliquer la laïcité. Ne pas minimiser le problème. Tout le monde s'en fout alors que La France va très très très très mal. Nous sommes en danger, tous autant que nous sommes. On est en France, il y a des lois, il faut les appliquer, c'est tout.

    Notre rôle ?Le seul héritage que nous pouvons laisser à nos enfants c'est cette liberté que ce pays nous offre. On se bat maintenant non pour avoir le droit d'être libre, mais pour rester libre. Cela me dérange aujourd'hui de voir une femme voilée travailler à la mairie, et Widded qui n'est pas voilée, est placardisée sur ce lieu de travail pour avoir dénoncé les complicités mairie/mosquée. On a, au conseil municipal, des élus qui vérifieront si c'est écrit ou pas dans le Coran ! Si on ne se réveille pas tous, c'est la fin de la laïcité ! Parents, non parents, notre devoir de citoyen exige que nous nous levions pour tenter de faire barrage à ce fléau qu'est l' intégrisme religieux. Combattre tout discours haineux, bien que nous ayons peu de moyens. Ensemble on peut y arriver. C'est malheureux de voir que ce sont des maghrébins qui vont voir les politiques pour leur dire : appliquez les lois, on n'en peut plus de voir des fillettes, des femmes voilées, des garçons pleins de haine, des intégristes qui viennent tout le temps nous dire comment on doit s'habiller, tout cela dans l'indifférence générale. Un événement, cet attentat, m'a particulièrement, vraiment bouleversé ; c'est l'assassinat de ce prêtre. J'étais persuadée que toute la France descendrait dans la rue. Et il n'y a eu personne. Le pire, a été le déni interreligieux organisé autour de ce crime : non c'est pas ça l'islam. Mais réveillez vous, regardez ce qui se passe ! Si on aime ses enfants, si on aime la France, on doit faire tout ce qui est en notre pouvoir pour contrer ce volcan qui arrive. Ce volcan, je le vois venir. Cela me rend malade, en colère et quelquefois je perds courage ;  on absorbe tant de situations dramatiques. Beaucoup de familles ont perdu leurs enfants en Syrie, et se demande : qu'est ce qu'on a raté ? C'est ce qui nous donne la force de continuer. Je ne me bats pas contre les dealers au bas de mon immeuble, non, je me bâts contre des gens qui, demain, vont nous tuer.

    La conférence s'achève sur le témoignage d'une dame dont le fils est parti en Syrie. Elle n'est pas musulmane, et elle ne comprend pas.

    La tâche est rude, presque impossible, le soutien, rare, la solidarité et le vivre ensemble, une blague ! D'ailleurs dans la salle, il n'y a qu'une trentaine de personnes : 0 élus de la ville, c'est le début du week-end, et dans l'Aude  il n'y a que 25 fichés S* de toute façon. Une majorité de femmes de 50 ans ++, 6 hommes, une poignée de jeunes filles. 0 arabes. 0 maghrébin, 0 musulman. Ou peut être 1. Quant à la presse, plus prompte à relayer la révolte vide de l'imam, absent lui aussi, à cause d'arrêtés loufoques anti burkini, que les propos de Nadia Remadna, si elle a annoncé l'évènement, elle n'a pas daigné couvrir l’événement ni même en faire un petit résumé. En tout cas je ne l'ai pas vu dans la presse. Pour cause de chamanisme, probablement !

    La république attentive à l'islamisme, au terrorisme ? Oh, juste une histoire de femme arabe ! Et qui n'est même pas voilée !

     2016, un autre âge ?

    l'abomination :  des enfants privés d'enfance, privés de pensée

     

     Comment j'ai sauvé mes enfants : Nadia Remdna chez Calmann-Lévy - la brigade des mères

     

     

    *fichés s : sommairement, individu pouvant porter atteinte à la sécurité de l'Etat

    sources images : cliquer sur l'image pour accéder au site -

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